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Les finitions à la machine à coudre

Coudre ses propres vêtements est très gratifiant mais, à un moment donné, on enlève sa petite robe fraîchement cousue et on se dit que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… Et pas dans le bon sens!

Je me suis donc dit que j’allais vous faire un petit inventaire non exhaustif des différentes finitions que vous pouvez faire avec votre machine à coudre pour qu’en enlevant votre prochaine cousette, vous vous disiez que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… en vous rengorgeant de fierté!

Pour faire de jolies finitions, je trouve plus facile d’utiliser des patrons sans marge de couture incluse car cela vous permet de prévoir vos marges en fonction de la façon dont vous voulez finir l’ouvrage (sinon, vous pouvez toujours « bricoler les marges »). Je vous mets, à titre indicatif, quelle marge j’utilise pour quelle finition et quelle utilisation j’en fais.

Dernière remarque avant d’entrer dans le vif du sujet: il n’est pas vraiment conseillé de passer trop de temps sur les finitions si vous débutez en couture ou si vous faites une pièce que vous ne maîtrisez pas: ce vêtement sur lequel vous avez passé tant de temps pour qu’il soit aussi beau dehors que dedans mais que vous ne pouvez pas porter parce qu’il est mal cousu / ne tombe pas bien vous donnera envie de pleurer à chaque fois que vous le porterez. Cette histoire sent le vécu. Ce n’est peut-être pas une coïncidence…

La couture anglaise

Si j’en crois ce que je lis, c’est la finition préférée de la plupart des blogueuses couture. Pour cause: elle n’est pas trop difficile et offre un fini parfait!

Avantage: Ne se voit pas du tout à l’extérieur et facile à maîtriser.

Inconvénient: Sur des tissus épais, elle rajoute encore de l’épaisseur et peut être soumise à une forte tension (et donc craquer) sur une couture avec une courbe très marquée.

Je l’utilise pour: Les coutures extérieures des pantalons, des jupes et des hauts ainsi que les coutures d’épaule.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre envers contre envers à 5mm du bord.
  • Surfiler et couper tout ce qui dépasse du surfil.
  • Repasser, replier endroit contre endroit et coudre à 1cm du bord.

Il peut être tentant de sauter l’étape du surfilage mais je ne vous le conseille pas: vous risquez d’avoir des fils « indépendants d’esprit » qui se prennent dans votre seconde couture et qui finiraient par être visibles de l’extérieur (là encore, si cette histoire sent le vécu…)

La couture rabattue

J’ai une petite préférence pour celle-ci: j’aime beaucoup le côté « continu » qu’elle donne mais elle a un fini un peu plus sport.

Avantage: Elle est très solide, parfaitement adaptée aux zones à forte tension.

Inconvénient: visible de l’extérieur, sa surpiqûre doit être parfaite ce qui la rend un peu plus difficile.

Je l’utilise pour: Les emmanchures, les coutures intérieures des pantalons ou quand j’ai tout simplement envie de profiter de son coté esthétique.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1,5cm du bord.
  • Couper une des marges de couture à une petite moitié de sa hauteur.
  • Repasser du coté de la marge recoupée puis replier la marge la plus longue autour de la plus courte.
  • Piquer au bord du pli.

Il peut être utile, sur certaines coutures courbes, de regarder où le tissu « penche » naturellement: cela vous facilitera la tâche de respecter ce « penchant naturel » (mais si vous ne voulez pas, c’est vous la chef et votre tissu n’a qu’à bien se tenir!).

Le gansage avec du biais

La plus « haute couture » quand elle est bien maîtrisée.

Avantages: l’esthétique. Si vous l’utilisez, vous n’aurez de cesse de trouver une occasion de laisser « négligemment » votre vêtement s’entrouvrir ou se soulever. Si, en plus, vous utilisez un joli biais contrastant, ce sera carrément un crève-cœur de le porter à l’endroit!

Inconvénient: un peu plus difficile à maîtriser, elle demande de la patience et de la minutie.

Je l’utilise pour: Les parementures, elle est aussi indiquée pour une couture que vous voulez ouvrir sur un tissu un peu épais.

Marge utilisée: 1cm ou 1,5cm en fonction de votre biais et de votre habileté.

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1 ou 1,5cm du bord.
  • Prendre le biais préplié, le mettre bord à bord avec le côté extérieur de la marge.
  • Coudre au milieu du repli.
  • Replier le biais de façon à ce qu’il soit à cheval sur la marge et que les bords des deux plis soient à la même hauteur.
  • Coudre au bord du pli.

Pour les parementures, je trouve plus facile de poser le biais avant de coudre la parementure.

Il est à noter qu’il existe des pieds ganseurs qui font tout le travail en une seule étape mais je n’ai jamais su maîtriser le mien, bien qu’on m’assure que c’est très facile.

Le surfilage à la machine

C’est la plus facile! Son but est d’imiter la surjeteuse.

Avantage: Rapide à faire, convient pratiquement pour tout.

Inconvénient: Je ne suis personnellement pas séduite par son esthétique.

Je l’utilise pour: Du coup, je l’utilise surtout quand je n’ai pas d’autre solution.

Marge utilisée: 1 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1cm du bord.
  • Couper les marges pour qu’elles soient à la même hauteur et bien nettes.
  • Surfiler avec un point zigzag plutôt large et serré.

C’est fini pour ce chapitre. J’espère qu’il vous aidera à « monter en gamme » pour vos vêtements: c’est beaucoup plus long mais tellement satisfaisant, cette impression d’avoir un vêtement « couture », surtout si c’est vous qui l’avez fait.

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Mon short « maison »

Ça commence à faire un petit moment que je n’ai pas publié d’article ici…

J’avais le projet, il y a plusieurs semaines, de vous faire un tutoriel pour faire un doudou, parce que je voulais maîtriser le logiciel Seamly 2D (Valentina) et que ça me semblait une bonne idée de commencer par quelque chose de simple, mais pour l’instant, c’est: Valentina-1 moi-0. Ce doudou ne sera pas réalisable tout de suite…

Cependant, comme l’écrivait Charles: j’ai perdu une bataille, mais je n’ai pas perdu la guerre! Valentina, tiens toi bien et vous, attendez-vous à voir apparaître ce tutoriel.

En attendant, on va parler de short, parce qu’un short, ça sent bon l’été, ça va avec le soleil et les pieds dans l’eau et qu’on s’imagine tout à fait manger une glace au milieu des odeurs de crème solaire quand on en porte un.

Il y a quelques années, j’avais une idée assez précise de ce que je voulais comme short, j’avais aussi une nappe usée et tachée que je voulais mettre au rebut: l’occasion était toute trouvée pour le patronner moi-même et je n’ai eu qu’à tourner autour des taches et des trous pour le voir réalisé.

Pour un premier essai, je ne le détestais pas mais il avait deux gros défauts pour moi: quelque chose dans le dos me dérangeait sans que j’arrive à identifier quoi et surtout, j’avais oublié les poches! Je me suis vite rendue compte qu’un short sans poches, c’était vraiment compliqué à vivre.

L’avantage, c’est qu’après un été à essayer de mettre mes mains dans mes poches sans y parvenir, je savais ce que je voulais. J’ai donc rajouté des poches à l’italienne à mon modèle et je l’ai coupé dans une chute de lin.

J’ai donc pu re-goûter au bonheur d’avoir des poches, ce qui était très satisfaisant mais ce qui me gênait dans le dos n’avait pas disparu (en même temps, ça n’allait pas partir tout seul…) et, comme je n’avais pas pris en compte la ceinture dans le tracé de mes poches, j’ai été obligée de placer la coulisse trop haut: pas mon modèle préféré, donc.

Après avoir redessiné mes poches, j’ai donc étalé mon patron pour voir « ce qui clochait ».

Je fus fort marrie de voir que je m’étais appliqué à moi-même le mythe de la femme-tube… deux fois!

J’ai donc corrigé tout ça, coupé dans des chutes de tissus imprimé (très imprimé, oui: il y a même ce qu’on pourrait appeler un charmant mix’n match au niveau de la poche droite!) et… Tadâââm!

En réalité, je ne suis pas complètement sûre d’assumer complètement cet imprimé dans la vie, ce modèle finira donc sûrement en bas de pyjama, mais:

  1. Ce sera mon bas de pyjama préféré.
  2. J’ai enfin un modèle de short qui me plaît: plus qu’à acheter 1 mètre de tissu pour fêter ça.
  3. Cette guerre là, je l’ai gagnée! Valentina, prépare toi…

Et vous, quels sont vos critères pour un short réussi?

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La tenue « Parce que je le vaux bien »

Certains jours sont plus difficiles à vivre que d’autres. Vous savez: ces jours ou la Terre entière a décidé de se liguer contre vous pour vous faire comprendre que vous ne connaissez rien à rien et que vous faites tout de travers!

… Ah, on me dit que je suis peut-être en plein délire de persécution et que non, la Terre entière (plantes et animaux compris, bien sûr), ne peut pas avoir pris ce genre de décision.

Bon. Tant pis pour moi. J’y croyais, pourtant. Je vais boire mes gouttes et dire merci à la dame, je vous retrouve après. (Ceux qui savent savent que des patientes gentilles comme moi, ça ne court pas les rues, au passage!)

Maintenant que j’ai bu mes petites gouttes sans essayer de les verser dans les toilettes, de mettre une claque à l’infirmière, d’appeler au secours par la fenêtre ou d’argumenter pendant des heures sur le bien fondé de ce traitement, nous allons pouvoir avoir une discussion sereine sur ces jours là. Ces jours où on voudrait crier à la face du monde que ça suffit, maintenant, on est quelqu’un de super bien, super classe d’abord. D’ailleurs, si tu savais, je (insérer ici ce qui vous semble être votre plus grand atout et vous place à chaque fois face à un mur d’incompréhension).

Ces jours là, j’ai envie d’avoir des vêtements super classes. Du style: je les porte et tout le monde s’incline. Parce qu’un vêtement c’est bien: pas besoin d’argumenter, tout est visible au premier coup d’œil.

C’est dans cet esprit (tout de sérénité et d’humilité, n’est-ce-pas?) que j’ai envisagé cette tenue.

Je voulais, pour commencer, une jupe midi à plis: j’en avais vu plein sur des photos que je trouvais super belles. Portées par des mannequins, bien sûr, c’est à dire des filles dont le métier est d’être belles: peut-être que ça aurait pu me mettre la puce à l’oreille…

J’ai utilisé le patron de la jupe Rachel de La Maison Victor que j’ai rallongée.

Je trouve finalement que cette jupe est une demie réussite: la taille n’était pas assez serrée, ce qui gâchait l’effet de contraste entre la ceinture et les plis. J’ai donc rajouté des passants pour mettre une ceinture. Cette partie est une réussite inattendue: la ceinture finit la tenue et permet l’option « je desserre d’un cran » en cas de repas abondant. Ce qui me chiffonne, c’est plutôt la coupe générale: ce jeu de plis met l’accent sur la partie charnue de mon anatomie. Vous me direz que c’est fait pour, je vous répondrai que je n’ai visiblement pas eu l’intelligence d’y penser avant! De plus, la longueur midi tasse un peu la silhouette et, comme je n’ai pas les jambes interminables des mannequins des photos…

Par contre, le tissu me met en joie à chaque fois que je le regarde! C’est de la double gaze à petits pois et étoiles dorées trouvée chez Toto: j’aurais pu me coudre un sac à patates dedans et le porter avec plaisir quand même! En conclusion, cette jupe est sauvée par son tissu!

Pour le haut, j’ai utilisé le patron du caraco Cédrat de Maison Fauve. Ce patron est une pépite sur laquelle je vous conseille de vous ruer:

  • Il est gratuit (la couture pouvant être un loisir coûteux, je pense que tout le monde verra l’utilité de cet argument).
  • Il nécessite peu de chaque tissu, vous pourrez donc utiliser vos chutes (voir l’argument ci-dessus).
  • Il est très facile et très rapide à réaliser (deux heures pour moi).
  • Il offre plein de possibilités de faire jouer votre créativité en associant les tissus.

Pour ma version, j’ai utilisé une dentelle jaune achetée l’an dernier chez Mondial Tissus pour faire une robe à ma fille et un coton/soie beige acheté chez Bennytex pour me faire une chemise (deux coupons en moins: mon armoire à tissus était contente!). Pris séparément, ces deux tissus étaient transparents mais ils ne le sont plus ensemble. Sous certains angles, on aperçoit juste la dentelle sous le coton/soie, ce que je trouve charmant.

Ce modèle se vantait d’avoir un décolleté dos « soutien gorge-compatible ». Mais comme je voulais un décolleté « wahou! » et « je-n’ai-peur-de-rien-surtout-pas-de-me-passer-de-soutien-gorge » compatible (où va se nicher notre orgueil, n’est ce pas?), j’ai descendu la pointe du dos de dix centimètres.

Bilan: un haut qui correspond à l’objectif de départ et une jupe sur laquelle je garde un point de vue mitigé.

Mais même si je ne prouve pas ma valeur au monde avec cette tenue (et avec quelle tenue le pourrait-on, finalement?), le temps passé à la réaliser m’aura détendue. Donc: plus de colère et la satisfaction ne ne pas tout faire de travers, on peut dire que je suis sauvée (l’infirmière qui aurait été chargée de me donner mes médicaments aussi, certainement)

Et vous, ça vous arrive de vouloir faire une pièce juste pour vous la jouer « show off » quand vous la portez?

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La chemise pour homme

J’ai tendance à être une couturière égoïste: je préfère mille fois coudre pour étoffer ma garde robe personnelle que celle des autres mais il peut m’arriver, dans certaines circonstances, de déroger à cette règle. Notamment quand je fais un cadeau.

Le cadeau fait main a son charme et peut être aussi satisfaisant pour celui qui offre que pour celui qui reçoit mais il y a un piège dans lequel on peut tous tomber.

Exemple: c’est demain la fête des pères et vous vous rendez compte que vous n’avez rien prévu pour celui de vos enfants. Vous n’avez ni temps ni énergie à prévoir pour cela, surtout que vous réalisez dans le même temps qu’un bon repas est probablement attendu pour cette occasion spéciale (vous avez un papa en or pour vos enfants et un mari attentif à vos besoins, vous éprouvez donc le besoin de le remercier comme il se doit).

Que faites-vous, malheureuse? Vous tombez dans un piège procrastinatoire (remarquez que je viens d’inventer un mot qui sera repris par tous les docteurs en développement personnel d’ici trois ans!). Vous faites un « bon pour ». Le lendemain, vous voilà, la bouche en cœur devant l’homme de votre vie qui déballe l’enveloppe que vous avez amoureusement préparée pour lui: « Je me suis dit que, comme ça, on pourrait choisir le tissu et le modèle ensemble. »

Le mien n’a certainement pas été dupe mais il n’en a rien montré.

Voilà donc maintenant trois ans que je lui promet avec la régularité d’une horloge suisse: « Non, mais là, je vais te la faire bientôt, ta chemise » à mon mari qui a bien compris que « bientôt » n’était pas une notion très précise et que tout était question d’échelle.

Bref, au bout de cette longue… réflexion, j’avais tout de même fini par avoir quelques idées que je lui ai soumises. Mon homme n’ayant pas de grandes exigences en matière de mode (ou peut-être que j’avais deviné du premier coup?), il ne les a pas contredites.

Nous avons donc décidé ensemble (je tiens mes promesses…) que ce serait le modèle « Cliff » de La Maison Victor dans un lin que nous avons trouvé chez Toto. L’intérieur du col et des poignets de manches ont étés coupés dans une chute d’un tissu utilisé pour une robe dont je vous parlerai dans un prochain article, ce qui fait que ma robe et sa chemise sont assortis ! (pluie de petits cœurs!).

Verdict:

  • L’empiècement n’a pas été évident à monter, j’ai d’ailleurs fini par le laisser avec un petit décalage. Si je refais ce modèle, je pense que j’essaierai une méthode différente.
  • Moi, je le trouve très élégant avec cette coupe cintrée et cet empiècement qui remonte haut, lui aussi se trouve élégant mais il a l’impression qu’il est « obligé de se tenir droit ». Il semblerait que les chemises amples ne soient plus à la mode… Je pense que si il y a une deuxième version, j’ajouterai un peu d’ampleur au corps de la chemise.
  • L’association des tissus nous plaît beaucoup: j’avais peur de l’effet « clown », lui un peu moins mais finalement c’est suffisamment discret et nous avons hâte de porter nos vêtements assortis. Nous sommes de grands romantiques. ( ❤ ❤ ❤ , de nouveau).

Mon plus grand problème étant que, n’ayant plus de photographe pour cet article (il était trop occupé à jouer les top-model), j’ai du tenir l’appareil moi-même.

Et vous, vous avez déjà tenté le « bon pour » en cadeau ou vous trouvez ça trop risqué? Et quel modèle de chemise pour homme choisiriez vous?

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Le trench Magnésium

Parfois, quand je me promène sur Pinterest, il m’arrive de tomber sur des épingles de sites anglais ou américains titrant (je vous met un résumé): « Comment les françaises s’y prennent pour être aussi merveilleuses? »

… C’est mon péché mignon! Comment résister à une telle avalanche de compliments quand tout ce qu’on a à faire pour les mériter, c’est d’être née quelque part entre Lille et Marseille?

Donc je les lis tous en m’émerveillant de voir à quelle point je suis belle sans faire d’efforts, que ma peau est parfaite, que mes enfants sont de petits anges et que je peux me goinfrer de sucreries sans grossir. Sans oublier un sens du style inné et absolument dément!

Mais si ces articles sont très bons pour l’estime de soi, parfois un peu de bon sens me revient: ce n’est pas tout d’habiter au pays de Vatel et de Coco Chanel et il semblerait que ma « frenchitude » puisse être cultivée. En général, ces accès de bon sens surviennent quand je me rend compte que je ne suis pas « effortless chic » au saut du lit mais plutôt quelque chose situé entre un ours en fin d’hibernation et… disons Shrek? (Mais je suis bien « effortless », par contre).

J’ai donc regardé de quoi se composait une « french capsule wardrobe » et j’ai constaté que, pour être chic en toute circonstances et renverser les cœurs avec mon « je ne sais quoi » (?????), il me fallait un trench (ainsi qu’une marinière Saint-James, un blazer Saint-Laurent, un carré Hermès et des ballerines Repetto, mais mon porte monnaie et moi avons décidé de faire cette conversion en douceur).

Après avoir cherché comment donner naissance à l’objet de mes désirs (et l’instrument de ma transformation en française version formidable), j’ai fini par trouver le patron Magnésium d’Ivanne S. C’était, de plus, l’occasion de tester un patron de cette marque dont j’avais beaucoup entendu parler.

Après avoir téléchargé et imprimé le patron (trente huit pages rien que pour la version de base, tout de même: faites une provision de vieilles factures! ), je l’ai collé et découpé: oui, je suis de celles qui, après avoir collé tout un patron en pdf (trente huit pages, au risque de me répéter…) n’ont plus de courage pour le décalquage.

Les explications d’Ivanne sont extrêmement claires et bien détaillées, c’est sa réputation et elle est méritée. J’ai suivi la version abrégée qui est déjà très précise et il y a, en plus, des fiches « bonus » sur des points de détails. Je dois aussi dire que ce concept de « patron à tiroirs » est très séduisant.

Pour ce trench, j’ai choisi de réaliser le modèle de base avec le double boutonnage et les options bavolet et pattes en prenant la longueur maximum. Les poches sont prises dans la couture et je leur ai rajouté un petit rabat.

Les deux tissus viennent de chez Toto: le tissu extérieur est un tissu à auvents, ce qui le rend imperméable et j’avais trouvé la doublure sur la table à coupons, à l’entrée: composition inconnue mais il m’avait tapé dans l’œil. Je m’étais dit que j’essaierai de faire des raccords mais on dirait que je me suis dégonflée…

Je suis trop fière de mon nouveau manteau et maintenant que j’ai le patron, je rêve d’une version en laine et à col tailleur à laquelle j’ajouterai un pli creux: à la façon de Midge Maisel car, quand je ne rêve pas de ressembler à une française, c’est son dressing que je veux!

Et vous, est-ce-que vous êtes formidablement chic sans efforts ou est-ce-que vous avez, comme moi, l’impression que cette élégance prétendument innée vous demande encore un peu de travail?

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Le jersey sans surjeteuse

Aujourd’hui, je voulais vous présenter un trench mais, d’une part, il n’a pas encore reçu les boutons qui lui étaient destinés (les articles de mercerie ne sont visiblement pas des produits de première nécessité…), et d’autre part, c’est encore un vêtement de pluie: on a déjà établi que ce n’était pas franchement indiqué en cette période.

J’ai donc décidé de vous présenter ce pull, cousu dans un jersey à paillettes trouvé chez Bennytex (j’ai bien compris que je n’étais pas une princesse, mais je n’ai pas renoncé aux paillettes pour toujours, non? ) Le patron vient du magazine « la Maison Victor » mais je ne retrouve plus le nom, si quelqu’un a la référence, je la veux bien! [Edit du 06/05: il s’agit du sweat Jane de l’édition de janvier/février 2019. Merci Honoré!]

Ce pull est tout à fait ce qu’il faut pour être « ensemble à la maison », comme la plupart des vêtements en jersey. Donc, cousons du jersey! Oui mais, direz-vous, je n’ai pas de surjeteuse! Aucun problème, vous répondrais-je: il est tout à fait possible de coudre du jersey sans surjeteuse. Donc, c’est parti pour un résumé de ce qu’il y a à savoir avec plein de photos de chutes et de vieux tee-shirt!

Les fournitures:

  • Un patron prévu pour le jersey.
  • Un coupon de jersey: pour commencer, je vous conseille de prendre un jersey un peu épais et ayant de la tenue car il sera plus facile à manier.
  • Une aiguille double.

La coupe

  • Premier piège: le droit fil. Quand vous coupez dans un tissu chaîne et trame, vous pouvez parfois poser vos pièces légèrement de travers (mais oui, rappelez vous: cette pièce qui ne rentrait pas tout à fait dans votre si petit coupon…) ou même les tourner à 90°. Pas avec du jersey: si vous ne respectez pas le droit fil, votre vêtement vas se déformer beaucoup plus vite (il va « tourner) et si vous tournez une pièce à 90°… Vous risquez d’avoir un petit problème de confort! Heureusement, le droit fil est facilement repérable car c’est une ligne de petits V qui s’emboîtent les uns dans les autres:
La ligne du droit fil à suivre absolument.
  • Second piège: ce tissu se déforme facilement, notamment sous son propre poids. Il faut donc veiller à ce qu’il ne pende pas de la table ou vous le coupez (si vous vous installez par terre, ce ne sera pas un problème). Voici comment je m’installe:
L’excédent de tissu est replié et posé sur la table.

Le surfilage

Le jersey ne s’effiloche pas vraiment, je laisse les bords à cru et j’ai une finition intérieure plus ou moins roulottée. A vous de voir ce qui vous convient mais ne rien faire est un sacré gain de temps.

Avec un jersey plus épais (type molleton) à gauche, et un jersey plus fin à droite.

L’assemblage des pièces entre elles

Voilà le nœud du problème: le jersey étant un tissu élastique, si vous le cousez au point droit, le fil, soumis à une tension trop forte pour lui et sans rien pour le soutenir, va casser (Pauvre fil, me direz vous. Ça me rappelle une situation vécue de nos jours par certains professionnels, mais je m’égare…). Vous avez deux solutions:

  • Le point Overlock, c’est le point le plus souvent choisi: ses petites pointes permettent de suivre le tissu dans ses mouvements et en même temps, il est assez proche du point droit.
Avec le bord du tissu à gauche en haut et à droite en bas.
  • Le point Zigzag: je vous conseille de le faire assez serré, il est un peu moins joli, à mon avis mais il suivra mieux les tissus soumis à forte tension (comme la ceinture d’un pantalon).
Vous le connaissiez: c’est le même que celui qui vous sert à surfiler vos tissus.

Couture de deux pièces de longueurs différentes

Les vêtements en jersey ont souvent des pièces, type poignets de manche ou cols, dont la longueur est plus petite que celle de la pièce à laquelle elles doivent être cousues: il faut utiliser l’élasticité du tissu.

  • Marquez bien vos repères de couture au moment du décalquage du patron.
  • Épinglez tel-quel (le tissu le plus long va gondoler).
  • Cousez en tirant jusqu’à avoir les deux tissus à plat: le tissu le plus court se place de façon à « réduire le diamètre » sans qu’il n’y ait de fronce ou de pli.
A gauche, on voit que le tissu bleu (plus long) se soulève. Au milieu, je tire et à droite on voit un peu le mouvement du tissu gris qui se resserre après la couture.

Les ourlets

Aucun des deux points élastiques mentionnés plus haut n’est vraiment joli mais nous avons besoin d’un ourlet qui soit élastique et esthétique!

C’est là que vous sortez votre arme secrète: l’aiguille double.

L’arme en question…

La plupart des machines supportent un double enfilage sans problème: il faut bien faire le trajet complet de la première bobine à la première aiguille, puis le trajet complet de la deuxième bobine à la deuxième aiguille. N’ayez pas peur, vous ne devriez pas vous retrouver avec un nœud géant!

Si vous n’avez pas deux bobines de la même couleur (on aimerait toutes vivre dans une mercerie, mais malheureusement c’est rarement le cas 🙂 ), vous pouvez utiliser une canette.

Réglez votre machine sur un point droit et c’est le fil de cannette, en passant dans les deux lignes de couture de l’endroit, qui assure l’élasticité.

Choisissez une grande longueur de point, sinon votre tissus va gondoler.

L’endroit à gauche, l’envers à droite

Voilà, vous savez maintenant tout ce dont vous avez besoin si vous voulez vous lancer dans la couture du jersey sans hypothéquer votre maison pour une surjeteuse!

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

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Le Manteau Licorne

Aujourd’hui, c’est une cousette pas tellement en rapport avec la période que nous traversons que je vous présente. Mais qu’à cela ne tienne: il reviendra, le temps où, obligés de sortir sous la pluie, nous aurons besoin de nos imperméables!

Donc, asseyez vous en cercle autour de moi, mes petits castors, je vais vous raconter une histoire de l’ancien temps.

En ce temps-là, nous savions qu’une épidémie avait commencé à se répandre dans un pays lointain mais nous pensions en être à l’abri. Nous voyions les mois d’hiver défiler et notre conclusion était la suivante: le printemps arrivait! (Comme tous les ans, c’est vrai: je n’ai pas dit que nous faisions des déductions révolutionnaires.) Nous avions donc besoin de nouveaux vêtements pour cette occasion (nous avions toujours besoins de nouveaux vêtements…)

L’une de mes filles, en tout cas, avait besoin d’un manteau imperméable. Oui, en ce temps là et dans cette région de Bourgogne (dans beaucoup de régions françaises, on ne va pas en faire une compétition!), imperméables et parapluies étaient indispensables car nous sortions souvent alors que l’eau tombait du ciel: la télé-école n’avait pas encore fait son apparition et les enfants se rendaient, souvent à pied, dans l’école la plus proche pour laisser leur maman en paix toute la sainte journée et, accessoirement, y apprendre un ou deux trucs.

Bref, en attendant le retour de cette époque bénie ou il était possible de se débarrasser de sa progéniture à la journée pour son bien, de faire des apéros entre amis et bien d’autre choses qui, j’en suis sûre , vous manquent cruellement, je stocke le plus grand objet de fierté de ma fille à l’heure actuelle: j’ai nommé le Manteau Licorne!

Il s’agit du manteau « Elfique » de Her Little World. J’avais déjà fait une version pour l’hiver que je trouvais parfaite mais on m’avait fait remarquer que la capuche pointue, bien que très jolie, ne tenait pas bien sur la tête. Il me semble que la créatrice de cette marque vit dans le sud, on ne peut pas lui en vouloir de ne pas comprendre la pluie bourguignonne… (Oui, c’est de la jalousie, oui, c’est pas joli. Je sais)

J’ai donc proposé à ma fille de lui faire une version plus estivale avec une autre capuche que je lui bricolerai. La nouvelle capuche est, en réalité, un peu grande (j’ai du faire un pli derrière) mais comme il y a un cordon, elle ne peut pas tomber si elle est serrée.

Le tissus extérieur est un coton enduit que nous avons choisi ensemble: elle était déjà folle de joie à l’idée que je lui fasse un manteau (elle a encore cet âge ou on trouve formidables les réalisations de sa maman) mais quand je lui ai montré ce tissus avec des licornes (des licornes, oui!) je crois que je suis devenue Best Mum Ever (ce qui fait du bien à l’ego, on ne va pas se mentir…). Pour la doublure, elle a choisi un plumetis bleu ciel et nous avons mis un satin blanc pour les manches.

Voilà comment nous avons à la maison un nouvel imperméable qui attend avec impatience de pouvoir sortir sous la pluie.

Patron Elfique de Her Little World, coton enduit et plumetis trouvés chez Bennytex.

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Mon petit haut en soie

Ahh… Les erreurs de débutants… On en a tous fait, je pense. Même quand on n’est pas débutant? Allez, rassurez moi!

Voici le top « Pam » du magazine La Maison Victor. Je lui ai rajouté des poignets de manches avec une fente indéchirable ça m’a permis d’y intégrer ces boutons que j’aime beaucoup: je les avais acheté lors d’une brocante à un homme qui vendait le stock de sa maman et j’avais un peu l’impression d’avoir découvert un trésor/d’être à la pointe de la tendance avec mes boutons « vintage-chinés »

Au départ, j’ai fait un premier modèle de cette blouse comme cadeau de Noël pour ma sœur. J’avais trouvé un joli crêpe de soie chez Bennytex. Comme je ne suis pas de ces filles qui ont fini leurs cadeaux début novembre, j’ai passé ma commande dans le courant du mois de décembre et elle est arrivée… plus tard.

Du coup, là, il fallait agir si je ne voulais pas arriver les mains vides sous le sapin et j’ai donc agi (les couturières chevronnées qui me lisent voient venir une catastrophe: vous avez raison et félicitations à vous, vous n’auriez sans doute pas fait la même erreur que moi).

Donc, à Noël, mon cadeau était cousu, déballage après la messe, bon repas, on papote. Bref, un bon moment en famille et ma sœur semble contente du cadeau que je lui ai fait. Je découvre sous le sapin un coupon de soie de la même qualité que celui utilisé pour elle, et je suis donc ravie.

Les vacances ayant, comme toute bonne chose, une fin, nous rentrons chez nous la tête pleine de projets et de bonnes résolutions (nouvelle année oblige). De mon côté, ayant un beau coupon de soie dans mes bagages, je prévois de me refaire ce top Pam qui m’avait bien plu…

Je mets donc mon coupon à la machine et je le repasse pour le couper: il avait perdu… une bonne partie de sa superficie!! (20%, quand même!).

La mémoire me revient: j’ai peut-être fait une petite boulette dans ma volonté de finir mes cadeaux de Noël à temps, car le tissu utilisé pour ma très chère sœur avait plus ou moins loupé l’étape « lavage ». Bref, à ce moment là, j’ai rentré la tête dans mes épaules et j’ai pris mon téléphone: « Tout va bien pour toi?… La blouse que je t’ai fait te va?… Aurais-tu, par hasard, essayé de la laver? » Oui, parce que si tu as essayé, peut-être que tu te sentira un peu engoncée, la prochaine fois que tu la mettras. Je dis ça, je dis rien..

Ma sœur, très sereine, me répond: « En fait, je ne me sentais pas trop de la passer à la machine, donc je l’ai lavée à la main ». Voilà, elle m’a sauvé de la honte et de l’enfer des couturières ou on enferme celles qui ne prennent pas les précautions élémentaires avant de commencer un ouvrage!

Deux conclusions à cette aventure:

1: J’ai une sœur en or

2: Lavez toujours, TOUJOURS votre tissu avant de commencer à travailler, même si vous êtes pressée. Cette recommandation est encore plus importante si c’est pour faire un cadeau: c’est le moment d’être un peu sérieuse, que diable! Ou ayez une sœur en or. Pour moi, la prochaine fois, ce sera les deux!

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couture

Mon perfecto d’hiver

À un moment, dans votre vie de couturière, vous vous surprendrez à penser: « J’aime bien ce vêtement, mais… je l’aimerai mieux dans telle matière, de telle couleur, avec ce petit détail… ».

Vous pouvez considérer ce moment là comme le début de votre perdition: en effet, à moins d’avoir un lien télépathique avec le designer d’une marque, les chances de trouver le vêtement de vos rêves en boutique sont quand même très minces. De plus, plus vous pratiquez la couture, plus votre vision est précise et, en même temps, vous êtes de plus en plus exigeante sur la qualité des finitions et des tissus. Bref, vous n’avez plus qu’une solution pour ce vêtement que vous voulez absolument enfiler: passer derrière la machine!

C’est ce qui m’est arrivé: au début, je me suis dit qu’un petit blouson, style perfecto, en lainage bleu marine, serait un ajout indispensable bénéfique pour ma garde robe. L’idée me traversait l’esprit comme ça, sans y penser. En réalité j’avais mis le doigt dans l’engrenage…

Je commençais déjà à m’arrêter sur les réalisations de ce style que je voyais sur la toile en imaginant la vie merveilleuse que j’aurai avec mais je vivais encore très bien sans.

Ensuite, comme mon merveilleux mari nous avait fait une chambre toute neuve, je l’ai convaincu qu’un dessus de lit coordonné serait tout à fait indiqué. Je parle là d’un dessus de lit 100% laine, ce dessus de lit n’était pas forcément un investissement purement esthétique. Malheureusement, nous n’avons pas trouvé de laine verte (la couleur de notre chambre) donc on s’est rabattus sur de la bleue marine qui aurait été bien mieux employée pour un blouson qui avait l’avantage d’être disponible.

Quelques semaines plus tard: miracle!! Nous avons trouvé de la laine verte. Je me suis sentie obligée de rassurer mon cher mari sur le devenir du coupon bleu marine et de lui dire qu’il ne nous resterai pas sur les bras, que je saurai quoi en faire… Bizarrement ce n’était pas nécessaire, il n’était pas inquiet.

Je vous passe mes recherches pour trouver un patron de perfecto doublé: visiblement, c’est un oiseau rare. Je m’étais résolue à patronner une doublure pour le perfecto Mona de Wear Lemonade, mais j’y mettais pas mal de mauvaise volonté, je crois que la coupe générale ne correspondait pas à ma vision du début.

Quand un jour, alors que je feuilletai tout à fait innocemment des magazines (Je vous vois hocher la tête d’un air circonspect: OK, pas si innocemment, c’était un magazine de couture). En tournant les pages d’un Burda avec toute l’attention dont j’étais capable, donc (je vous ai fait une version honnête, vous êtes contents?) re-miracle!! Un patron de perfecto doublé!!

Je n’ai fait qu’une modification au patron, c’a été de rajouter des poches passepoilées. Oui, parce que, Burda, un manteau sans poches, ce n’est tout simplement pas possible. Pour les poches passepoilées, je vous renvoie à ce tuto, il est très bien fait.

Les astres s’étaient alignés, je n’avais plus qu’à finir mon en-cours et à me mettre au travail. J’ai coupé la doublure dans un reste de coupon que j’avais acheté à une puce des couturières et j’ai fini un coupon de satin pour celle des manches. La fermeture éclair avait été récupérée sur un blouson d’un de mes garçons et raccourcie selon la méthode proposée par le magazine.

Voilà comment ce nouveau manteau s’est introduit dans mon dressing!

Perfecto tiré du Burda Style n°242 de février 2020 en « cachemire de laine bleu navy » trouvé chez Bennytex. Doublure et fermeture éclair de mon stock

Les photos ont été prises dans le joli village de Château-Chalon, dans le Jura

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tricot

Mon chouette bonnet

Oui, ce jeu de mot n’est pas terrible mais tant pis, j’assume. D’ailleurs, je suis mariée au roi des jeux de mots ( bons et mauvais) donc il faut bien que, de temps en temps, j’assume mon statut de reine consort.

A l’origine de ce bonnet, on pourra dire qu’il y a eu deux pulls. Le premier est apparu quand j’ai vu cette laine chez Noz, je me suis dit: « Chic, je vais m’acheter de quoi faire un pull! » et… Je suis ressortie avec de quoi faire une manche! Je n’ai vraiment pas calculé comme une pro.

Ce pull n’aura pas beaucoup vécu et la prochaine fois, je réfléchirai plus longtemps.

Le second est celui que je tricotais à mon mari depuis plusieurs mois. Il ne tombait jamais comme il fallait: j’avais beau le reprendre, rien n’y faisait et ce tricot qui m’avait demandé beaucoup de temps ne serait jamais porté. À force « d’essayer un truc » et de voir que ça ne marchait pas, j’étais devenue folle furieuse et ce tricot me démoralisait complètement. J’en étais venue à regarder mon sac à tricot comme si Lucifer en personne allait en sortir pour me dévorer toute crue, pas Tom Ellis, plutôt une version médiévale avec cornes et flammes.

Bref, il était urgent que je fasse une pause dans cet ouvrage de l’enfer et que je commence autre chose (avec de bonnes chances de réussite, de préférence: mon moral en avait besoin.)

Comme, d’un autre coté, j’avais une petite quantité de laine disponible (pas de quoi faire un pull, si vous avez suivi), j’ai cherché quelque chose qui soit en rapport.

A près de longues réflexions (on voit déjà que j’apprenais de mes erreurs) où on pouvait apprendre que: pas une écharpe, j’en ai déjà plein, pas une manche toute seule, ça n’est pas portable, pas de gants, la laine est trop épaisse, non, on a dit pas un pull…. Bref, plein de choses intelligentes qui prouvaient parfaitement la capacité de mon cerveau à prendre une décision rationnelle basée sur un raisonnement objectif. J’ai fini par me mettre d’accord avec moi même sur un bonnet. Parce que je n’aime pas le froid et, savez vous quelle quantité de chaleur s’échappe par la tête? Une grande quantité!

J’ai choisi le modèle  » Owlette hat » de Augello Apparel parce que ces chouettes sont trop mignonnes et qu’il a l’immense avantage d’être gratuit. J’ai voulu rajouter un pompon « le plus gros possible » au bonnet parce que j’en voulais un démesuré pour mon bonnet d’hiver.

Finalement, ce bonnet se tricote à l’aiguille 6mm, donc il ne m’a fallu que quelques heures de travail pour en venir à bout: c’est vraiment le modèle qu’il me fallait.

Le pull maudit sera détricoté et retricoté quand j’aurai le courage d’y faire face (oui, on dirait que je suis sous le coup d’un traumatisme. Mais on a toutes perdu nos moyens devant un ouvrage qui refuse de réussir, non ? )

Bilan de l’opération: je retricote et j’ai chaud à la tête, on ne pouvait pas rêver mieux?