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Mon manteau pour l’hiver

Coudre ses propres vêtements comporte un nombre d’avantages infini, on ne reviendra pas dessus. Mais parfois… Parfois, on aurait envie de se vanter un peu plus! (moi, en tout cas: vous êtes peut-être des monuments de modestie et d’humilité et je vous en félicite!).

Par exemple: cette jolie blouse, vous avez supporté le froid autant que vous avez pu pour que tout le monde la voie puis vous avez remis un pull par dessus parce que la maison dans laquelle vous étiez n’était pas chauffée à 25°C… Et c’est à ce moment là que quelqu’un arrive et ne peut pas s’extasier sur ce joli vêtement pour que vous répondiez, comme vous l’aviez rêvé: « Oh, ça? C’est moi qui l’ai fait. », provoquant de cette façon l’admiration de votre interlocuteur. Ou cette fois où vous vous êtes concocté un look 100% fait main et que vous n’avez croisé personne alors que le lendemain, avec vos vêtements de prêt à porter, c’est comme si la terre entière voulait croiser votre chemin?

Bref, ce n’est pas très joli de partir ainsi sans cesse à la chasse aux compliments mais c’est encore plus moche de rater son coup à chaque fois.

Si je vous écrit tout ceci, ce n’est pas seulement pour vous raconter la triste histoire d’une femme immodeste qui n’arrive pas à ses fins mais parce que j’ai une très bonne solution à ce problème: le manteau!

En effet, un manteau se porte tous les jours (surtout en ce moment) et par dessus tous les autres vêtements, ce qui augmente beaucoup sa visibilité! De plus, ce n’est pas une pièce très compliquée à coudre: avec un peu d’expérience, vous avez un rendu très professionnel. Pas besoin de passer par des finitions exotiques pour épater la galerie!

Cette solution me plaît tellement que depuis l’ouverture de ce blog (il y a un an, donc), j’en ai cousu deux pour moi ( et ) et un pour ma fille. C’est donc le quatrième que je vous présente aujourd’hui et j’aime toujours autant ça!

Voici donc mes conseils pour vous coudre un manteau qui vous fasse dire, en vous rengorgeant: « c’est moi qui l’ai fait » (De toutes façons, tout le monde a bien compris que la modestie n’était pas la valeur mise en exergue dans ce post!).

Choix du patron

Choisissez un patron avec doublure, c’est ce qui vous permettra d’avoir un rendu « pro » avec peu d’effort. Contrairement à ce qu’on croit souvent, poser une doublure est plus facile et moins long que de soigner les finitions intérieures. Vous pouvez aussi rajouter une doublure sur un patron qui n’en a pas mais c’est beaucoup de travail. Pour ce manteau, j’ai utilisé le patron Magnésium d’Ivanne. S avec le col tailleur et j’ai rajouté un pli creux dans le dos.

Choix du tissu

Tissu extérieur

Pour un manteau d’hiver, ne regardez surtout pas à l’économie: prenez de la pure laine bien lourde, cela vous permettra d’avoir bien chaud.

Doublure

Je ne résiste personnellement jamais au plaisir de mettre un joli imprimé. C’est même devenu ma petite gourmandise de choisir un joli motif. Par contre, choisissez une vraie doublure satinée pour les manches car vous glisserez ainsi mieux dedans avec un gros pull.

Vous pouvez également tripler la doublure du corps (devant et dos) avec de la polaire pour plus de chaleur: surfilez la polaire avec la doublure et traitez le tout comme une seule pièce de tissu.

Sur ce manteau, j’ai rajouté le passepoil recommandé par la créatrice entre la doublure et la parementure (ce qui me donne encore plus envie de l’ouvrir pour laisser voir l’intérieur…)

Moi, qui dévoile avec beaucoup de subtilité l’intérieur de mon manteau.

Finitions

En principe, vous pouvez coudre à la machine le bas de votre tissu extérieur avec celui de votre doublure et fixer ensuite (on dit « glacer ») le tissu principal pour éviter que l’ensemble ne gonfle le bas du manteau. Il existe aussi une méthode pour faire les manches à la machine.

J’ai laissé tomber tout ça et je fixe maintenant mon ourlet avec le tissu principal au point de chevron puis je coud la doublure par dessus: je trouve ça beaucoup plus rapide, finalement.

N’oubliez pas de surfiler toutes vos coutures: ça na se voit pas mais ça contribue à la solidité et à la durabilité de votre vêtement!

Pour ce manteau, j’ai également voulu faire des cigarettes de manche pour leur donner du gonflant: j’ai fait une sorte de petit boudin en polaire que j’ai cousu à la marge de couture de la manche. Comme j’ai quand-même fait une recherche à ce sujet, mais après avoir cousu le manteau (…), sachez qu’il aurait suffit d’une bande de deux centimètre de large d’un tissu épais qui aurait été fixée sur la couture de la moitié supérieure de la manche. Voilà, ça vous évitera de vous embêter avec des techniques à la noix mais ma technique à la noix marche quand-même, pour info.

J’ai également voulu faire des boutonnières passepoilées… Qui ne sont pas droites: Visiblement, je peux encore progresser avec cette technique, mais la règle des dix pas* m’a dit: « tant pis, porte le manteau », donc ça va.

Voilà, vous avez maintenant toutes les clés en main pour minauder avec un super manteau en disant: « Ça? Oh, c’est moi qui l’ai fait… » quand on vous demandera d’où il vient!

Et vous, vous êtes modeste ou carrément vantarde avec vos vêtements cousus main?

* règle des dix pas: si votre vêtement a un défaut, mettez-vous face à un miroir, enfilez-le et reculez de dix pas, puis réévaluez la chose: il n’y a souvent plus de défaut!

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Le châle Arquebuse

Aah!! Le retour de l’automne! Enfin la pluie, enfin le froid! Enfin?! Oui, ceux qui me connaissent sont un peu surpris: je n’ai pas pour habitude de me réjouir du froid et il existe même des gens qui racontent que je continue à m’en plaindre quand ils ont chaud. (C’est un mystère pour moi, ça, les gens qui enlèvent le pull à 20°C…).

Mais là, ça commence à faire un moment qu’on a commencé à coudre et tricoter pour la saison automne/hiver et on commençait à trépigner de ne pas pouvoir porter notre travail!

Parce qu’il y a deux semaines encore, on ne mettait pas de pantalons, pas de manches longues et pas, non plus, de ces jolis collants fantaisie qui finissent si bien une tenue.

Parce que, aussi, il y a un temps pour tout: un temps pour se réjouir du beau temps, dorer sa peau au soleil et faire des pique-niques au bord de l’eau et un temps pour boire des chocolats chauds, se plaindre du froid et s’emmitoufler dans des couvertures au coin du feu!

Parmi tous les plaisirs de l’hiver, pour moi, celui de s’emmitoufler dans un châle arrive en bonne position: le châle tricoté par vos soins n’aura pas son pareil pour envelopper vos épaules tout en épousant votre cou: il vous réchauffera efficacement tout en étant très élégant: vous pourrez très bien vous imaginer, à votre fenêtre, en train d’attendre le retour de votre preux chevalier ( oui, on a toujours le droit de jouer à la princesse, même après douze ans! ).

C’est, de plus, un ouvrage très agréable à tricoter: il invite à la méditation, avec ses rangs de plus en plus longs.

J’avais conçu ce châle pour un autre blog, il y a plusieurs années et je l’ai un peu amélioré en lui ajoutant, notamment, une deuxième option de bordure.

Si vous avez des questions ou des difficultés, n’hésitez pas à m’en faire part: je serais ravie de vous aider.

Si vous tricotez ce châle et que vous le partagez sur les réseaux sociaux, mettez le hashtag: #chalearquebuse, ça me fera plaisir!

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Mes blouses « Héra »

Ce printemps, à peu près à l’époque où je me disais que j’avais manqué de hauts à manches longues cet hiver, Roxane Miora, du blog Miouramour couture, a sorti son patron gratuit de blouse Héra. Comme je suis une couturière raisonnée, raisonnable, slow et tout ce qui se fait de mieux en ce moment du point de vue de la bonne conscience, j’ai saisi l’occasion et j’ai programmé la réalisation de ce patron pour le début de l’automne (le moment où on s’attend à ce qu’il recommence à faire froid, donc).

Pour ma première version, j’ai fait quelque chose tout ce qu’il y a de plus classique avec le reste de la doublure de mon trench Magnésium et les chutes de mon top Pam. L’un des avantages de ce patron, c’est qu’il ne demande que de petites quantités de chaque tissu et qu’on peut donc s’amuser à associer les chutes.

Ce projet m’a donné l’occasion inespérée d’avoir la doublure de mon manteau assortie à un vêtement! Je devais en faire une photo: ça m’a toujours semblé être le comble de l’élégance, bien que difficilement réalisable: qui, à part Midge Maisel possède assez de manteaux pour ça? Mais pour moi ça y est, j’ai réussi (au moins pour une tenue…) et voici, en image, cet achèvement au moins aussi important pour moi que la rolex pour d’autres.

J’en profite également pour me vanter (après tout, quel meilleur endroit que mon propre blog?): j’ai réussi mes raccords dans le dos! C’est un petit raccord, mais c’est une victoire quand même. Par contre, j’ai coupé la patte de boutonnage dans le biais parce qu’il ne fallait pas pousser, quand même!

Comme j’avais quand même très peur d’avoir froid cet hiver, j’en ai cousu une deuxième version. Pour celle ci, j’ai du mélanger deux chutes de noir. J’ai essayé de les répartir de façon à garder une harmonie tout de même, histoire de ne pas me promener avec un vêtement qui dit « fin des stocks de coton noir chez Marie! » en criant très fort. Du coup, si vous me croisez, pensez très fort que c’est un choix créatif complètement assumé!

J’ai aussi fait un petit volant le long des empiècements. Finalement, cette version est ma préférée: je trouve que le volant sur l’empiècement du dos lui donne un petit coté western et il n’est pas visible sous un pull.

L’un des autres avantages de ce patron est qu’il se coud très bien avec du coton tout bête qui ne glisse pas, ce qui est reposant, vous en conviendrez!

Je considère que ma mission « haut à manches longues » est donc remplie pour cet hiver. Comme j’ai fait une liste de ce dont je manquais (dans le but de ne pas compromettre ma bonne conscience et de pouvoir me vanter de mon rapport complètement raisonnable à la mode), je vais faire une croix devant cette partie et passer au vêtement suivant qui sera… (cliffhanger de malade!!)

Et vous, vous programmez vos travaux couture ou pas?

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Robe d’été

Encore une robe qui a été beaucoup portée, mais en petit format cette fois.

Quand on a des filles et qu’on coud, il est rapidement facile de leur imaginer des robes: une petite fille est ainsi faite qu’il n’y a pas besoin d’ajustement compliqué et il est tellement facile d’ajouter des détails qui vont plaire! Sans compter que la robe, en elle même, est un vêtement qui peut être très simple.

C’est ainsi que j’ai décidé de faire une robe pour ma petite dernière (j’en fais aussi pour sa sœur, hein. C’est juste que je n’ai pas encore eu l’occasion de les montrer sur le blog. Pas besoin de crier que la dernière, c’est toujours la chouchoute!!).

(Oui j’ai aussi fait des vêtements pour mes garçons mais c’était avant le blog et maintenant ils ne veulent plus: ils sont ados!… Quoique, l’un d’eux m’a demandé une chemise, il faudrait que je creuse ça avec lui…)

Maintenant que vous êtes rassurés à propos de l’impartialité parfaite que j’ai à l’égard de chacun de mes enfants (parfaite, tout à fait!), passons à la robe.

Je lui avais imaginé une robe à nouettes toute simple avec des parementures. Comme elle avait repéré un ruban avec des fraises que j’avais et qu’elle m’avait demandé de l’inclure, je l’ai utilisé pour cacher la couture de fixation de la parementure que j’ai donc faite à la machine. (Je me suis sentie teeellement intelligente!) J »aimai beaucoup cette robe car je trouvai qu’elle avait un petit coté « Colette à la plage » qui s’accordait parfaitement avec ses petites boucles blondes. Malheureusement, je n’ai pas de photo et la demoiselle a grandi, vous êtes donc obligés de me croire sur parole.

Mais… la princesse m’a fait remarquer que cette robe, bien que jolie, avait le défaut de ne pas tourner! Tout ça parce que j’en avais fait une juste avant à sa sœur (tiens, vous voyez?) qui avait une jupe cercle! J’ai bien dû admettre que, pour une robe de petite fille, « ne pas tourner » pouvait être un défaut!

Cette année, j’ai donc repris le même modèle dans le reste de ma double gaze à étoiles et je lui ai rajouté des triangles pour la faire tourner dans une chute de coton.

Comme je n’avais plus assez de coton vert, j’ai taillé la parementure dans une chute de coton imprimé.

Comme je n’avais plus assez du coton imprimé j’ai pris un autre imprimé pour le biais d’ourlet.

Oui madame, trois coupons ont trouvé leur fin sur cette robe: si c’est pas du désencombrement, ça! ( entre temps, j’ai fait les soldes, mais nous ne sommes pas obligés d’en parler.)

La demoiselle est ravie de cette robe qui, en plus d’avoir contribué à vider mon armoire, tourne (ouf!) et est très légère.

Et vous, quels sont vos critères pour une robe de petite fille idéale?

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Ma robe en wax

On va parler de ma robe d’été préférée, la préf’ de préf’: première portée au printemps (bien qu’elle ait tendance à finir sous un petit gilet: à cette période, j’ai tellement attendu le soleil que je l’anticipe un peu!) et la dernière à rejoindre définitivement le placard. Celle dont j’attend avec impatience qu’elle soit propre et sèche.

Pourtant, au début, ce n’était pas gagné!

Il s’agit de la robe Ramona du magazine La Maison Victor. Tout a commencé, comme souvent, lorsque je suis tombée sur le patron en feuilletant le magazine. Je me suis dit: « Il me faut cette robe en wax! » Pourquoi en wax? C’est comme ça, mon beau frère a déclaré avec beaucoup de solennité: « C’est la vision de l’artiste. » mais appelez ça comme vous le voulez.

Je me suis donc mise en quête du wax le plus beau, le plus joyeux et le plus exubérant que je pourrais trouver. J’ai trouvé celui-ci chez Bennytex, l’imprimé s’appelait « Psychédélique », ce que j’ai trouvé parfaitement adapté.

Jusque là, tout allait bien et je vivais une lune de miel sans nuage avec ma future robe.

Puis le tissu est arrivé. Quand j’ai décidé de couper dedans, je me suis aperçue que je n’avais pas pris en compte un détail: la laize ne faisait qu’un mètre de largeur. Je pense que c’était précisé sur le site mais, toute à la joie de trouver le tissu de mes rêves, je n’avais pas lu toutes les informations… Sur le coup, je me suis dit que tant pis, il n’y aurait pas de chutes et je n’avais pas tellement envie de raccorder les motifs mais je suis curieuse, celles qui ont l’habitude d’utiliser ce type de tissu: est-ce que c’est toujours cette largeur?

Mon enthousiasme n’étant pas encore complètement entamé, j’ai coupé toutes mes pièces d’un ciseau ferme et décidé (j’étais devenue championne de Tetris entre temps) et je me suis mise à coudre.

… Et j’ai bien fini par voir qu’il y avait écrit « rajouter 40 centimètres » sur les bretelles ou « coupez deux fois au pli » sur la ceinture. Si vous avez bien lu ce qui précède, il m’était impossible de recouper les pièces intégralement. J’ai donc fait du « raboutage » en essayant de faire en sorte de ne pas être trop brutale au niveau des couleurs, le raccord exact du motif n’étant même pas envisageable.

A ce moment là, je voulais encore très fort ma robe, je me disais: « c’est moche mais tant pis, je continue! » (Parfois, quand on veut très fort quelque chose, notre logique peut changer, vous avez remarqué?).

Puis je l’ai essayée, ce qui m’a permit de me rendre compte que… je m’étais trompé de taille au niveau de la jupe: la ceinture, en particulier, semblait être taillée pour me contenir enceinte. Après l’avoir repris trois fois sans résultat, j’ai failli jeter l’éponge et c’est sur l’insistance de mon mari à qui j’ai du faire la grande scène du huit (trémolos dans la voix, jet de bobines et tapes sur ma machine, entre autres) que j’ai fini par faire un pli « de bourrin » à l’arrière qui m’a permit d’avoir une ceinture convenable.

(Je ne ferai pas de tuto « pli de bourrin », si vous vous demandez: c’est une technique dont je ne suis pas très fière…)

En écrivant sur cette robe, j’aurais pu faire un article sur la nécessité de bien lire toutes les instructions et les petites lignes avant de vous lancer bille en tête dans un nouveau vêtement (cette nécessité est réelle: lisez bien toutes les instructions et les petites lignes avant de vous lancer bille en tête dans un nouveau vêtement!!!), mais finalement, je trouve que mon « raboutage » est couvert par la profusion du motif et qu’une bonne partie du volume excédentaire de la jupe ayant été ramené en arrière grâce au « pli de bourrin », ça lui donne un effet bouffant qui me fait me sentir comme une princesse quand je la porte. Comme je vous le disais au début, cette robe est finalement un hit de mon dressing!

Cette robe est donc plutôt la preuve que nos: « ce sera moche, je met tout à la poubelle » et nos: « je n’y arriverai jamais » pleins de larmes peuvent aussi se transformer en petits miracles!

Et vous, quelles sont vos histoires de projets couture mal engagés que vous voulez porter tous les jours après les avoir finis?

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Les finitions à la machine à coudre

Coudre ses propres vêtements est très gratifiant mais, à un moment donné, on enlève sa petite robe fraîchement cousue et on se dit que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… Et pas dans le bon sens!

Je me suis donc dit que j’allais vous faire un petit inventaire non exhaustif des différentes finitions que vous pouvez faire avec votre machine à coudre pour qu’en enlevant votre prochaine cousette, vous vous disiez que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… en vous rengorgeant de fierté!

Pour faire de jolies finitions, je trouve plus facile d’utiliser des patrons sans marge de couture incluse car cela vous permet de prévoir vos marges en fonction de la façon dont vous voulez finir l’ouvrage (sinon, vous pouvez toujours « bricoler les marges »). Je vous mets, à titre indicatif, quelle marge j’utilise pour quelle finition et quelle utilisation j’en fais.

Dernière remarque avant d’entrer dans le vif du sujet: il n’est pas vraiment conseillé de passer trop de temps sur les finitions si vous débutez en couture ou si vous faites une pièce que vous ne maîtrisez pas: ce vêtement sur lequel vous avez passé tant de temps pour qu’il soit aussi beau dehors que dedans mais que vous ne pouvez pas porter parce qu’il est mal cousu / ne tombe pas bien vous donnera envie de pleurer à chaque fois que vous le porterez. Cette histoire sent le vécu. Ce n’est peut-être pas une coïncidence…

La couture anglaise

Si j’en crois ce que je lis, c’est la finition préférée de la plupart des blogueuses couture. Pour cause: elle n’est pas trop difficile et offre un fini parfait!

Avantage: Ne se voit pas du tout à l’extérieur et facile à maîtriser.

Inconvénient: Sur des tissus épais, elle rajoute encore de l’épaisseur et peut être soumise à une forte tension (et donc craquer) sur une couture avec une courbe très marquée.

Je l’utilise pour: Les coutures extérieures des pantalons, des jupes et des hauts ainsi que les coutures d’épaule.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre envers contre envers à 5mm du bord.
  • Surfiler et couper tout ce qui dépasse du surfil.
  • Repasser, replier endroit contre endroit et coudre à 1cm du bord.

Il peut être tentant de sauter l’étape du surfilage mais je ne vous le conseille pas: vous risquez d’avoir des fils « indépendants d’esprit » qui se prennent dans votre seconde couture et qui finiraient par être visibles de l’extérieur (là encore, si cette histoire sent le vécu…)

La couture rabattue

J’ai une petite préférence pour celle-ci: j’aime beaucoup le côté « continu » qu’elle donne mais elle a un fini un peu plus sport.

Avantage: Elle est très solide, parfaitement adaptée aux zones à forte tension.

Inconvénient: visible de l’extérieur, sa surpiqûre doit être parfaite ce qui la rend un peu plus difficile.

Je l’utilise pour: Les emmanchures, les coutures intérieures des pantalons ou quand j’ai tout simplement envie de profiter de son coté esthétique.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1,5cm du bord.
  • Couper une des marges de couture à une petite moitié de sa hauteur.
  • Repasser du coté de la marge recoupée puis replier la marge la plus longue autour de la plus courte.
  • Piquer au bord du pli.

Il peut être utile, sur certaines coutures courbes, de regarder où le tissu « penche » naturellement: cela vous facilitera la tâche de respecter ce « penchant naturel » (mais si vous ne voulez pas, c’est vous la chef et votre tissu n’a qu’à bien se tenir!).

Le gansage avec du biais

La plus « haute couture » quand elle est bien maîtrisée.

Avantages: l’esthétique. Si vous l’utilisez, vous n’aurez de cesse de trouver une occasion de laisser « négligemment » votre vêtement s’entrouvrir ou se soulever. Si, en plus, vous utilisez un joli biais contrastant, ce sera carrément un crève-cœur de le porter à l’endroit!

Inconvénient: un peu plus difficile à maîtriser, elle demande de la patience et de la minutie.

Je l’utilise pour: Les parementures, elle est aussi indiquée pour une couture que vous voulez ouvrir sur un tissu un peu épais.

Marge utilisée: 1cm ou 1,5cm en fonction de votre biais et de votre habileté.

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1 ou 1,5cm du bord.
  • Prendre le biais préplié, le mettre bord à bord avec le côté extérieur de la marge.
  • Coudre au milieu du repli.
  • Replier le biais de façon à ce qu’il soit à cheval sur la marge et que les bords des deux plis soient à la même hauteur.
  • Coudre au bord du pli.

Pour les parementures, je trouve plus facile de poser le biais avant de coudre la parementure.

Il est à noter qu’il existe des pieds ganseurs qui font tout le travail en une seule étape mais je n’ai jamais su maîtriser le mien, bien qu’on m’assure que c’est très facile.

Le surfilage à la machine

C’est la plus facile! Son but est d’imiter la surjeteuse.

Avantage: Rapide à faire, convient pratiquement pour tout.

Inconvénient: Je ne suis personnellement pas séduite par son esthétique.

Je l’utilise pour: Du coup, je l’utilise surtout quand je n’ai pas d’autre solution.

Marge utilisée: 1 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1cm du bord.
  • Couper les marges pour qu’elles soient à la même hauteur et bien nettes.
  • Surfiler avec un point zigzag plutôt large et serré.

C’est fini pour ce chapitre. J’espère qu’il vous aidera à « monter en gamme » pour vos vêtements: c’est beaucoup plus long mais tellement satisfaisant, cette impression d’avoir un vêtement « couture », surtout si c’est vous qui l’avez fait.

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Mon short « maison »

Ça commence à faire un petit moment que je n’ai pas publié d’article ici…

J’avais le projet, il y a plusieurs semaines, de vous faire un tutoriel pour faire un doudou, parce que je voulais maîtriser le logiciel Seamly 2D (Valentina) et que ça me semblait une bonne idée de commencer par quelque chose de simple, mais pour l’instant, c’est: Valentina-1 moi-0. Ce doudou ne sera pas réalisable tout de suite…

Cependant, comme l’écrivait Charles: j’ai perdu une bataille, mais je n’ai pas perdu la guerre! Valentina, tiens toi bien et vous, attendez-vous à voir apparaître ce tutoriel.

En attendant, on va parler de short, parce qu’un short, ça sent bon l’été, ça va avec le soleil et les pieds dans l’eau et qu’on s’imagine tout à fait manger une glace au milieu des odeurs de crème solaire quand on en porte un.

Il y a quelques années, j’avais une idée assez précise de ce que je voulais comme short, j’avais aussi une nappe usée et tachée que je voulais mettre au rebut: l’occasion était toute trouvée pour le patronner moi-même et je n’ai eu qu’à tourner autour des taches et des trous pour le voir réalisé.

Pour un premier essai, je ne le détestais pas mais il avait deux gros défauts pour moi: quelque chose dans le dos me dérangeait sans que j’arrive à identifier quoi et surtout, j’avais oublié les poches! Je me suis vite rendue compte qu’un short sans poches, c’était vraiment compliqué à vivre.

L’avantage, c’est qu’après un été à essayer de mettre mes mains dans mes poches sans y parvenir, je savais ce que je voulais. J’ai donc rajouté des poches à l’italienne à mon modèle et je l’ai coupé dans une chute de lin.

J’ai donc pu re-goûter au bonheur d’avoir des poches, ce qui était très satisfaisant mais ce qui me gênait dans le dos n’avait pas disparu (en même temps, ça n’allait pas partir tout seul…) et, comme je n’avais pas pris en compte la ceinture dans le tracé de mes poches, j’ai été obligée de placer la coulisse trop haut: pas mon modèle préféré, donc.

Après avoir redessiné mes poches, j’ai donc étalé mon patron pour voir « ce qui clochait ».

Je fus fort marrie de voir que je m’étais appliqué à moi-même le mythe de la femme-tube… deux fois!

J’ai donc corrigé tout ça, coupé dans des chutes de tissus imprimé (très imprimé, oui: il y a même ce qu’on pourrait appeler un charmant mix’n match au niveau de la poche droite!) et… Tadâââm!

En réalité, je ne suis pas complètement sûre d’assumer complètement cet imprimé dans la vie, ce modèle finira donc sûrement en bas de pyjama, mais:

  1. Ce sera mon bas de pyjama préféré.
  2. J’ai enfin un modèle de short qui me plaît: plus qu’à acheter 1 mètre de tissu pour fêter ça.
  3. Cette guerre là, je l’ai gagnée! Valentina, prépare toi…

Et vous, quels sont vos critères pour un short réussi?

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La tenue « Parce que je le vaux bien »

Certains jours sont plus difficiles à vivre que d’autres. Vous savez: ces jours ou la Terre entière a décidé de se liguer contre vous pour vous faire comprendre que vous ne connaissez rien à rien et que vous faites tout de travers!

… Ah, on me dit que je suis peut-être en plein délire de persécution et que non, la Terre entière (plantes et animaux compris, bien sûr), ne peut pas avoir pris ce genre de décision.

Bon. Tant pis pour moi. J’y croyais, pourtant. Je vais boire mes gouttes et dire merci à la dame, je vous retrouve après. (Ceux qui savent savent que des patientes gentilles comme moi, ça ne court pas les rues, au passage!)

Maintenant que j’ai bu mes petites gouttes sans essayer de les verser dans les toilettes, de mettre une claque à l’infirmière, d’appeler au secours par la fenêtre ou d’argumenter pendant des heures sur le bien fondé de ce traitement, nous allons pouvoir avoir une discussion sereine sur ces jours là. Ces jours où on voudrait crier à la face du monde que ça suffit, maintenant, on est quelqu’un de super bien, super classe d’abord. D’ailleurs, si tu savais, je (insérer ici ce qui vous semble être votre plus grand atout et vous place à chaque fois face à un mur d’incompréhension).

Ces jours là, j’ai envie d’avoir des vêtements super classes. Du style: je les porte et tout le monde s’incline. Parce qu’un vêtement c’est bien: pas besoin d’argumenter, tout est visible au premier coup d’œil.

C’est dans cet esprit (tout de sérénité et d’humilité, n’est-ce-pas?) que j’ai envisagé cette tenue.

Je voulais, pour commencer, une jupe midi à plis: j’en avais vu plein sur des photos que je trouvais super belles. Portées par des mannequins, bien sûr, c’est à dire des filles dont le métier est d’être belles: peut-être que ça aurait pu me mettre la puce à l’oreille…

J’ai utilisé le patron de la jupe Rachel de La Maison Victor que j’ai rallongée.

Je trouve finalement que cette jupe est une demie réussite: la taille n’était pas assez serrée, ce qui gâchait l’effet de contraste entre la ceinture et les plis. J’ai donc rajouté des passants pour mettre une ceinture. Cette partie est une réussite inattendue: la ceinture finit la tenue et permet l’option « je desserre d’un cran » en cas de repas abondant. Ce qui me chiffonne, c’est plutôt la coupe générale: ce jeu de plis met l’accent sur la partie charnue de mon anatomie. Vous me direz que c’est fait pour, je vous répondrai que je n’ai visiblement pas eu l’intelligence d’y penser avant! De plus, la longueur midi tasse un peu la silhouette et, comme je n’ai pas les jambes interminables des mannequins des photos…

Par contre, le tissu me met en joie à chaque fois que je le regarde! C’est de la double gaze à petits pois et étoiles dorées trouvée chez Toto: j’aurais pu me coudre un sac à patates dedans et le porter avec plaisir quand même! En conclusion, cette jupe est sauvée par son tissu!

Pour le haut, j’ai utilisé le patron du caraco Cédrat de Maison Fauve. Ce patron est une pépite sur laquelle je vous conseille de vous ruer:

  • Il est gratuit (la couture pouvant être un loisir coûteux, je pense que tout le monde verra l’utilité de cet argument).
  • Il nécessite peu de chaque tissu, vous pourrez donc utiliser vos chutes (voir l’argument ci-dessus).
  • Il est très facile et très rapide à réaliser (deux heures pour moi).
  • Il offre plein de possibilités de faire jouer votre créativité en associant les tissus.

Pour ma version, j’ai utilisé une dentelle jaune achetée l’an dernier chez Mondial Tissus pour faire une robe à ma fille et un coton/soie beige acheté chez Bennytex pour me faire une chemise (deux coupons en moins: mon armoire à tissus était contente!). Pris séparément, ces deux tissus étaient transparents mais ils ne le sont plus ensemble. Sous certains angles, on aperçoit juste la dentelle sous le coton/soie, ce que je trouve charmant.

Ce modèle se vantait d’avoir un décolleté dos « soutien gorge-compatible ». Mais comme je voulais un décolleté « wahou! » et « je-n’ai-peur-de-rien-surtout-pas-de-me-passer-de-soutien-gorge » compatible (où va se nicher notre orgueil, n’est ce pas?), j’ai descendu la pointe du dos de dix centimètres.

Bilan: un haut qui correspond à l’objectif de départ et une jupe sur laquelle je garde un point de vue mitigé.

Mais même si je ne prouve pas ma valeur au monde avec cette tenue (et avec quelle tenue le pourrait-on, finalement?), le temps passé à la réaliser m’aura détendue. Donc: plus de colère et la satisfaction ne ne pas tout faire de travers, on peut dire que je suis sauvée (l’infirmière qui aurait été chargée de me donner mes médicaments aussi, certainement)

Et vous, ça vous arrive de vouloir faire une pièce juste pour vous la jouer « show off » quand vous la portez?

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La chemise pour homme

J’ai tendance à être une couturière égoïste: je préfère mille fois coudre pour étoffer ma garde robe personnelle que celle des autres mais il peut m’arriver, dans certaines circonstances, de déroger à cette règle. Notamment quand je fais un cadeau.

Le cadeau fait main a son charme et peut être aussi satisfaisant pour celui qui offre que pour celui qui reçoit mais il y a un piège dans lequel on peut tous tomber.

Exemple: c’est demain la fête des pères et vous vous rendez compte que vous n’avez rien prévu pour celui de vos enfants. Vous n’avez ni temps ni énergie à prévoir pour cela, surtout que vous réalisez dans le même temps qu’un bon repas est probablement attendu pour cette occasion spéciale (vous avez un papa en or pour vos enfants et un mari attentif à vos besoins, vous éprouvez donc le besoin de le remercier comme il se doit).

Que faites-vous, malheureuse? Vous tombez dans un piège procrastinatoire (remarquez que je viens d’inventer un mot qui sera repris par tous les docteurs en développement personnel d’ici trois ans!). Vous faites un « bon pour ». Le lendemain, vous voilà, la bouche en cœur devant l’homme de votre vie qui déballe l’enveloppe que vous avez amoureusement préparée pour lui: « Je me suis dit que, comme ça, on pourrait choisir le tissu et le modèle ensemble. »

Le mien n’a certainement pas été dupe mais il n’en a rien montré.

Voilà donc maintenant trois ans que je lui promet avec la régularité d’une horloge suisse: « Non, mais là, je vais te la faire bientôt, ta chemise » à mon mari qui a bien compris que « bientôt » n’était pas une notion très précise et que tout était question d’échelle.

Bref, au bout de cette longue… réflexion, j’avais tout de même fini par avoir quelques idées que je lui ai soumises. Mon homme n’ayant pas de grandes exigences en matière de mode (ou peut-être que j’avais deviné du premier coup?), il ne les a pas contredites.

Nous avons donc décidé ensemble (je tiens mes promesses…) que ce serait le modèle « Cliff » de La Maison Victor dans un lin que nous avons trouvé chez Toto. L’intérieur du col et des poignets de manches ont étés coupés dans une chute d’un tissu utilisé pour une robe dont je vous parlerai dans un prochain article, ce qui fait que ma robe et sa chemise sont assortis ! (pluie de petits cœurs!).

Verdict:

  • L’empiècement n’a pas été évident à monter, j’ai d’ailleurs fini par le laisser avec un petit décalage. Si je refais ce modèle, je pense que j’essaierai une méthode différente.
  • Moi, je le trouve très élégant avec cette coupe cintrée et cet empiècement qui remonte haut, lui aussi se trouve élégant mais il a l’impression qu’il est « obligé de se tenir droit ». Il semblerait que les chemises amples ne soient plus à la mode… Je pense que si il y a une deuxième version, j’ajouterai un peu d’ampleur au corps de la chemise.
  • L’association des tissus nous plaît beaucoup: j’avais peur de l’effet « clown », lui un peu moins mais finalement c’est suffisamment discret et nous avons hâte de porter nos vêtements assortis. Nous sommes de grands romantiques. ( ❤ ❤ ❤ , de nouveau).

Mon plus grand problème étant que, n’ayant plus de photographe pour cet article (il était trop occupé à jouer les top-model), j’ai du tenir l’appareil moi-même.

Et vous, vous avez déjà tenté le « bon pour » en cadeau ou vous trouvez ça trop risqué? Et quel modèle de chemise pour homme choisiriez vous?

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Le trench Magnésium

Parfois, quand je me promène sur Pinterest, il m’arrive de tomber sur des épingles de sites anglais ou américains titrant (je vous met un résumé): « Comment les françaises s’y prennent pour être aussi merveilleuses? »

… C’est mon péché mignon! Comment résister à une telle avalanche de compliments quand tout ce qu’on a à faire pour les mériter, c’est d’être née quelque part entre Lille et Marseille?

Donc je les lis tous en m’émerveillant de voir à quelle point je suis belle sans faire d’efforts, que ma peau est parfaite, que mes enfants sont de petits anges et que je peux me goinfrer de sucreries sans grossir. Sans oublier un sens du style inné et absolument dément!

Mais si ces articles sont très bons pour l’estime de soi, parfois un peu de bon sens me revient: ce n’est pas tout d’habiter au pays de Vatel et de Coco Chanel et il semblerait que ma « frenchitude » puisse être cultivée. En général, ces accès de bon sens surviennent quand je me rend compte que je ne suis pas « effortless chic » au saut du lit mais plutôt quelque chose situé entre un ours en fin d’hibernation et… disons Shrek? (Mais je suis bien « effortless », par contre).

J’ai donc regardé de quoi se composait une « french capsule wardrobe » et j’ai constaté que, pour être chic en toute circonstances et renverser les cœurs avec mon « je ne sais quoi » (?????), il me fallait un trench (ainsi qu’une marinière Saint-James, un blazer Saint-Laurent, un carré Hermès et des ballerines Repetto, mais mon porte monnaie et moi avons décidé de faire cette conversion en douceur).

Après avoir cherché comment donner naissance à l’objet de mes désirs (et l’instrument de ma transformation en française version formidable), j’ai fini par trouver le patron Magnésium d’Ivanne S. C’était, de plus, l’occasion de tester un patron de cette marque dont j’avais beaucoup entendu parler.

Après avoir téléchargé et imprimé le patron (trente huit pages rien que pour la version de base, tout de même: faites une provision de vieilles factures! ), je l’ai collé et découpé: oui, je suis de celles qui, après avoir collé tout un patron en pdf (trente huit pages, au risque de me répéter…) n’ont plus de courage pour le décalquage.

Les explications d’Ivanne sont extrêmement claires et bien détaillées, c’est sa réputation et elle est méritée. J’ai suivi la version abrégée qui est déjà très précise et il y a, en plus, des fiches « bonus » sur des points de détails. Je dois aussi dire que ce concept de « patron à tiroirs » est très séduisant.

Pour ce trench, j’ai choisi de réaliser le modèle de base avec le double boutonnage et les options bavolet et pattes en prenant la longueur maximum. Les poches sont prises dans la couture et je leur ai rajouté un petit rabat.

Les deux tissus viennent de chez Toto: le tissu extérieur est un tissu à auvents, ce qui le rend imperméable et j’avais trouvé la doublure sur la table à coupons, à l’entrée: composition inconnue mais il m’avait tapé dans l’œil. Je m’étais dit que j’essaierai de faire des raccords mais on dirait que je me suis dégonflée…

Je suis trop fière de mon nouveau manteau et maintenant que j’ai le patron, je rêve d’une version en laine et à col tailleur à laquelle j’ajouterai un pli creux: à la façon de Midge Maisel car, quand je ne rêve pas de ressembler à une française, c’est son dressing que je veux!

Et vous, est-ce-que vous êtes formidablement chic sans efforts ou est-ce-que vous avez, comme moi, l’impression que cette élégance prétendument innée vous demande encore un peu de travail?

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