Catégories
tricot

Mon chouette bonnet

Oui, ce jeu de mot n’est pas terrible mais tant pis, j’assume. D’ailleurs, je suis mariée au roi des jeux de mots ( bons et mauvais) donc il faut bien que, de temps en temps, j’assume mon statut de reine consort.

A l’origine de ce bonnet, on pourra dire qu’il y a eu deux pulls. Le premier est apparu quand j’ai vu cette laine chez Noz, je me suis dit: « Chic, je vais m’acheter de quoi faire un pull! » et… Je suis ressortie avec de quoi faire une manche! Je n’ai vraiment pas calculé comme une pro.

Ce pull n’aura pas beaucoup vécu et la prochaine fois, je réfléchirai plus longtemps.

Le second est celui que je tricotais à mon mari depuis plusieurs mois. Il ne tombait jamais comme il fallait: j’avais beau le reprendre, rien n’y faisait et ce tricot qui m’avait demandé beaucoup de temps ne serait jamais porté. À force « d’essayer un truc » et de voir que ça ne marchait pas, j’étais devenue folle furieuse et ce tricot me démoralisait complètement. J’en étais venue à regarder mon sac à tricot comme si Lucifer en personne allait en sortir pour me dévorer toute crue, pas Tom Ellis, plutôt une version médiévale avec cornes et flammes.

Bref, il était urgent que je fasse une pause dans cet ouvrage de l’enfer et que je commence autre chose (avec de bonnes chances de réussite, de préférence: mon moral en avait besoin.)

Comme, d’un autre coté, j’avais une petite quantité de laine disponible (pas de quoi faire un pull, si vous avez suivi), j’ai cherché quelque chose qui soit en rapport.

A près de longues réflexions (on voit déjà que j’apprenais de mes erreurs) où on pouvait apprendre que: pas une écharpe, j’en ai déjà plein, pas une manche toute seule, ça n’est pas portable, pas de gants, la laine est trop épaisse, non, on a dit pas un pull…. Bref, plein de choses intelligentes qui prouvaient parfaitement la capacité de mon cerveau à prendre une décision rationnelle basée sur un raisonnement objectif. J’ai fini par me mettre d’accord avec moi même sur un bonnet. Parce que je n’aime pas le froid et, savez vous quelle quantité de chaleur s’échappe par la tête? Une grande quantité!

J’ai choisi le modèle  » Owlette hat » de Augello Apparel parce que ces chouettes sont trop mignonnes et qu’il a l’immense avantage d’être gratuit. J’ai voulu rajouter un pompon « le plus gros possible » au bonnet parce que j’en voulais un démesuré pour mon bonnet d’hiver.

Finalement, ce bonnet se tricote à l’aiguille 6mm, donc il ne m’a fallu que quelques heures de travail pour en venir à bout: c’est vraiment le modèle qu’il me fallait.

Le pull maudit sera détricoté et retricoté quand j’aurai le courage d’y faire face (oui, on dirait que je suis sous le coup d’un traumatisme. Mais on a toutes perdu nos moyens devant un ouvrage qui refuse de réussir, non ? )

Bilan de l’opération: je retricote et j’ai chaud à la tête, on ne pouvait pas rêver mieux?

Catégories
couture

Safran, quatrième du nom

Quand j’ai commencé à coudre, j’ai rapidement imaginé toute sortes de vêtements. Malheureusement, j’avais moins de temps pour les réaliser que pour les imaginer… Heureusement!

Comme malgré toute ma bonne volonté à ce sujet, je ne suis pas une princesse, j’ai vite réalisé que je n’avais que peu d’occasions de porter les robes « super-classe-trop-belles » qui me passaient par l’esprit.

J’ai donc décidé d’être subtile: je ne dédaigne pas les paillettes et les sequins mais je me suis rendue à l’évidence: je porterai plus facilement mes « œuvres » si elles correspondaient à mon mode de vie tristement dépourvu de soirées de gala et de bals des débutantes.

C’est là que Safran est entré en jeu: je portai surtout des jean slim, ce qui correspondait à la description dudit pantalon. A ce stade là, j’étais déjà partie pour découvrir le confort d’un jean cousu exprès aux mesures de mon séant. Cette découverte seule aurait changé ma vie, le confort étant le premier critère à prendre en compte pour un bon vêtement, contrairement à ce que veut vous faire croire ce diable qui s’habille en Prada.

Mais pour vous faire comprendre à quel point ce patron a amélioré ma vie, il faut que je vous livre une information connue de tous ceux qui ont, un jour, croisé ma route: je suis frileuse. Je suis très frileuse, en réalité.

Par exemple, quand je suis confrontée à ce petit courant d’air qui nous caresse le bas du dos lorsque nous nous asseyons et que notre pantalon descend, il peut me faire oublier tout le reste et me gâcher entièrement un bon moment (je ne parle même pas de l’association crop top/taille basse qui devrait être interdit par la convention de Genève, à mon avis…)

Bref, un jour, je me suis cousue un Safran ( qui a une taille haute) et ce fut la fin de mes souffrances, le début d’une nouvelle ère! Toi qui te demande si tu vas te mettre à la couture: vois comme le bonheur peut être à portée de machine!

A tel point qu’avant de réaliser l’exemplaire qui nous occupe, en me disant qu’il faudrait affronter une braguette ( une braguette. Bon d’accord, le bonheur a un prix.), la tentation m’a traversé de, tout simplement, acheter un pantalon.

J’ai mis le dos de ma main sur mon front, j’ai renversé ma tête en arrière et j’ai crié: « Non! Je ne puis supporter autre chose que des Safran sur mesure! » avec des trémolos et des sanglots dans la voix.

Mes chers amis, la couture m’a rendue dépendante: Éléonore et Camille m’ayant habituée au luxe, je ne peux plus m’en passer, je suis perdue!

Après ce constat, j’ai quand même réussi la braguette du premier coup. ( je salue bien bas sous vos applaudissements.) et je savoure maintenant mon pantalon « de luxe »

Cette fois ci, je lui ai un peu élargis le bas des jambes en me disant que ça me ferait ressembler à Alexa Chung.

Encore une illusion perdue.

J’ai quand même fait des photos en mode « shooting de mode »: à défaut d’être une princesse, peut-être qu’un jour je serais une « it girl »?

Pantalon Safran, de Deer and Doe avec une toile jean selvedge trouvée chez Bennytex

Catégories
couture

Ma robe en velours

L’objet de ce premier article sera ma robe du réveillon de Noël ( tout à fait dans les temps…)

En réalité cette robe a été cousue pour le réveillon de Noël dernier mais elle a servi aussi pour ce Noël ci (une fois dans ma belle-famille, une fois dans ma famille: je fais semblant d’avoir une nouvelle robe tous les ans!)

Il s’agit de la robe Harriet du magazine La Maison Victor dont j’ai allongé les manches.

Au moment de couper l’ourlet, j’ai été un peu audacieuse (ou j’ai perdu la maîtrise de mes ciseaux, c’est selon) et depuis, à chaque fois que je la porte, je me sens outrageusement sexy et scandaleuse. Toi qui porte des jupes qui s’arrêtent à mi chemin de celle-ci en trouvant ça très naturel: ne ris pas! Profites de tes jambes de déesse et chacun ses combats.

En fait, comme elle n’est pas très décolletée et que je lui ai rajouté des manches longues, je crois que ma folle audace lui épargne un look « sortie du couvent »

Pour l’histoire, j’ai fini cette robe le 23 décembre, franchement enragée. Du coup, les cinq aiguilles qui restaient pour ma machine à coudre ont cassé les unes à la suite des autres (coïncidence? Je ne crois pas…).

Là j’ai dit: « Pas de problème, c’est toujours moi qui commande! (j’ai toujours eu un problème d’autorité face aux machines…). Ma réaction face à cette rébellion a été de me rabattre sur une aiguille pour tissus fins. L’aiguille, bien qu’héroïque, n’a pas résisté là où ses sœurs, plus épaisses avaient cédé et ma machine à coudre s’est pris une volée de coups. A ce moment là mon petit mari est venu, en prenant mille précautions, me dire que si ma robe n’était pas finie pour Noël, le monde ne finirait pas.

Je l’ai foudroyé du regard (Admirez l’épouse aimante et mesurée dans ses réactions que je suis) et je me suis installée avec du fil et une aiguille pour la finir à la main. Je vous vois vous poser la question: mes doigts ont autant souffert que la machine et il y a eu beaucoup de jurons et de sang.

Pourquoi étais-je enragée à ce point? Je comprends bien que vous vous posiez cette question: j’avais fait mon biais de finition dans un crêpe synthétique tout à fait charmant mais qui ne marquait aucun pli au fer et qui glissait sous le pied de la machine en faisant des plis et des fronces atrocement moches! Un an après, je dois dire que je ne le vois plus…

Robe Harriet de la Maison Victor dans un velours milleraies bleu marine trouvé chez Bennytex

Catégories
Uncategorized

À propos de moi

Bonjour, je suis Marie. J’ai appris à coudre et à tricoter adolescente avec ma maman qui m’a montré les bases. Je ne me suis pas beaucoup investie dans cette activité à l’époque mais, la maturité aidant, j’ai appris à dégager du temps pour ces activités qui sont devenues indispensables à mon équilibre personnel, en plus de me permettre de m’approcher du dressing de mes rêves.

Dans la vie, je suis également maman de quatre enfants et infirmière en EHPAD