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Les cabans

Vous le savez, j’ai deux filles pour lesquelles je couds régulièrement (exemples , , ou ). En général, ça se passe bien: on arrive à se mettre d’accord sur le tissu et elles sont satisfaites du résultat final.

Oui, mais ça, c’est parce que, quand j’ai commencé à coudre pour elles, j’étais déjà rôdée et j’avais passé la phase des vêtements bancals qu’on trouve réussis, des ajouts douteux et autres erreurs qu’on fait tous au début.

Ceux qui ont vraiment été mes cobayes en expérimentation couturesque, ce sont mes garçons: parce qu’ils trouaient tellement vite leurs pantalons que je me suis imaginé que je ferais mieux de les faire moi même. (En fait non, quand des enfants trouent leurs pantalons, ils trouent leurs pantalons et c’est tout. C’est une mission pour la fast fashion).

J’ai donc trouvé un patron de pantalon qui me semblait correct et je me suis lancée. Fast forward à la fin de l’histoire: le patron n’était pas top et mes compétences en couture étaient trop légères pour que je puisse y remédier ou même m’en rendre compte et l’un d’eux a fini par me dire qu’il ne voulait plus de mes pantalons (très clairement, de manière à ce qu’il n’y ait pas de doute…).

Je me suis drapée dans ma dignité et j’ai décidé que je ne coudrais dorénavant plus que pour ceux qui appréciaient mon travail (moi, principalement). Mais, intérieurement, je me rendais bien compte que cette révolte avait de bonnes raisons et qu’il était légitime de vouloir un pantalon confortable et joli, même si ce n’est pas maman qui l’a fait.

Quand j’ai commencé à coudre pour mes filles, je n’ai pas eu ce problème puisque je m’étais améliorée, mais mon petit cœur pleurait toujours d’avoir échoué à habiller mes garçons.

… Jusqu’à ce qu’ils me demandent de refaire leurs cabans d’uniforme! Mon cœur a fait boum: que me valait cet honneur d’avoir le privilège d’habiller ces deux beaux garçons?! (réponse: le prix de celui qui était vendu par l’école…)

Nous avons donc choisi le tissu et j’ai sorti mon très rentable patron Magnésium du placard. Je lui ai enlevé sa pince poitrine pour l’adapter à mes garçons et, comme il ne propose pas de col tailleur adapté à la double croisure, je me suis dit que j’allais en bricoler un. Là, vous vous dites: « Non mais, elle, elle croit que ça se « bricole » en trois coups de ciseaux, un col? »… Ben oui, je croyais. Et j’ai vite déchanté. Mais après un grand nombre d’essais et l’épuisement de toutes les chutes que je pensais pouvoir garder, j’ai réussi à faire deux cols tailleurs qui correspondent: ouf!

J’ai également coupé le dos en deux parties pour introduire un peu de relief à cet endroit là car je trouve que ça manque sur le patron original.

Verdict: ils sont contents et veulent bien les porter. La poche portefeuille leur fait particulièrement plaisir. Ils on même cousu eux-mêmes leurs boutons!

Mon petit cœur est réparé et je me réjouis de voir mes deux grands, beaux et charmants (oui, tout ça!) garçons porter la création de leur maman.

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Le manteau de printemps

Après avoir cousu à la dernière née de la famille un manteau pour arrêter les pluies du printemps et de l’été, j’en ai proposé un à sa sœur.

Le début de l’aventure, quand je coud pour mes filles, est souvent le choix du tissu car elles ont maintenant des goûts très arrêtés en matière de couleurs et motifs et nous devons parfois transiger pour parvenir à un accord. Cette grande fille là a une personnalité haute en couleur et un grand amour des motifs et je dois dire que ça transparaît un peu… Elle était également d’accord pour avoir le même modèle que sa sœur, c’est à dire un elfique à capuche modifiée.

J’ai quand même eu une petite émotion au moment de la coupe: mademoiselle, tout en apprenant plein de choses, en raisonnant de mieux en mieux et en affirmant son caractère, en avait profité pour bien grandir! Evidemment, le fait qu’elle ne puisse plus porter ses anciennes robes en restant décente et que tous ses pantalons soient devenus « feu de plancher » aurait pu me mettre la puce à l’oreille mais, que voulez vous? Dans mon cœur c’est toujours mon bébé et visiblement dans mes yeux aussi… Cette fois ci, ma prise de conscience a été précipitée, premièrement par le fait que je doive couper la taille la plus grande disponible (ce qui m’étonne quand même: je n’imagine pas qu’elle passe d’un coup à la taille XS. Elle grandit vite, mais quand même…), deuxièmement parce que le métrage de tissu que je prévois habituellement pour ce genre de projet était finalement un peu juste (les grandes filles coûtent plus cher que les bébés, dirait-on.)

Oui, on m’a dit que les points fantaisie c’était du gadget et qu’on ne s’en servait jamais…

J’ai donc joué tranquillement à Tetris pour couper le manteau et sa doublure parce que c’était l’hiver et que je m’imaginais que j’avais le temps et là… Le printemps s’est pointé, comme ça, sans prévenir! Comme elle avait pour manteau d’hiver un vieux truc moche que j’avais de plus en plus de mal à supporter, j’ai décidé que je ne pouvais pas la laisser le porter un jour de plus. Son manteau a donc été prêt en un temps record après une soirée intense entre ma machine et moi, ce qui inclus quelques épingles enfoncées dans les doigts et brûlures au fer (quand la maladresse s’allie à une baisse de la concentration…) mais dont j’ai été parfaitement récompensée par les étoiles dans les yeux de ma (grande) princesse le matin: je crois que personne à l’école n’a pu ignorer son nouveau manteau (c’est vrais qu’on le voit de loin!) et j’ai eu droit à des trémolos dans la voix sur le thème: « mais alors, tu as cousu toute la soirée pour moi?! »

Mon moi intérieur quand j’ai donné son manteau à ma fille

Bref, c’était la journée « super maman » qui a fait gonfler mes chevilles mais qui fait tellement de bien quand elle arrive!

Et vous, ça se passe comment quand vous cousez pour vos enfants?

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Ajouter des poches

Quand vous êtes en train de discuter avec des amis (mais si, ça reviendra…) et que vos enfants vous apportent un trésor en vous disant: « tiens, tu peux me tenir ça, maman? », vous le gardez dans vos mains mais au bout du troisième, il vous faut une solution de rechange.

Quand vous allez faire une petite course à l’épicerie du coin et que vous ne voulez pas transporter tout le barda que vous stockez dans votre sac à main, la solution sera sensiblement la même.

Voilà pourquoi, dans nos vêtements, il nous faut des poches! Amis designers, pensez-y, s’il vous plaît: nous aussi on veut pouvoir trimballer de la petite monnaie et nos clés de voiture dans nos vêtements et vous, amies couturières qui avez la chance d’avoir un certain pouvoir sur ce que vous portez, voici trois façons (liste non exhaustive) d’ajouter des poches à celui que vous êtes en train de confectionner:

Les poches plaquées

Ce sont les plus faciles à faire et elles sont souvent très réussies même si vous êtes grande débutante.

Pour une poche rectangulaire:

Découper un rectangle qui fait le tour de votre main en laissant environ deux cm sur les cotés et trois centimètres en haut et faire un ourlet sur le haut dudit rectangle.

Replier les trois autres cotés et les coudre au vêtement: tadaam!

Vous pouvez les faire en forme de cœur, avec un tissu contrastant… votre imagination est la limite!

Les poches dans la couture

Souvent très discrètes, le patron doit comporter une couture sur le coté.

Par poches: (si vous avez cinq mains, multipliez par cinq)

Découpez deux fonds de poche avec une forme « qui pointe vers le bas » en faisant attention de laisser l’ouverture pour la main suffisamment grande.

De chaque coté de la couture: coudre les fonds de poche endroit contre endroit avec le vêtement en faisant attention de bien les mettre à la même hauteur.

Coudre ensemble les deux pièces en suivant les contours des fonds de poche comme s’ils faisaient partie du tracé initial.

Retournez et voilà!

Les poches passepoilées

Effet « wahou » garanti et tout ce que ça demande, c’est de la minutie!

Par poche:

Couper deux rectangles dont l’un fait 2 cm de hauteur de plus que l’autre pour les fonds de poche (tissu beige) et deux rectangles ayant comme dimension largeur des fonds de poche x 4 cm pour les passepoils (tissu bleu).

Plier les passepoils en deux et les coudre, sur le coté extérieur du vêtement, bord franc contre bord franc à 1 cm du bord et en débutant et finissant la couture à 1 cm du bord du passepoil .

Couper au milieu comme sur la photo en allant bien jusque sur le bord de la couture.

Retourner les passepoils en les passant à l’intérieur.

Coudre le grand fond de poche sur le passepoil du haut et le petit sur le passepoil du bas, faire une piqûre tout autour des fonds de poche.

Et voilà!

Enfin, voilà… Quand je vous disais que ça demandait de la minutie, je ne plaisantais pas, du coup ce serait bien de ne pas oublier de faire attention sous prétexte que « Oh, c’est bon, je ne vais pas le porter après, de toutes façons! » alors analysons l’œuvre ci dessus pour que vous sachiez quoi ne pas reproduire la prochaine fois:

Les coutures n’ont pas vraiment débuté et fini rigoureusement à 1cm du bord du passepoil, ce qui donne cette charmante forme trapézoïdale très professionnelle.

La découpe n’a visiblement pas été jusqu’au bord de la couture, ce qui donne ces petits plis aux angles.

Du coup, si vous faites preuve d’un peu plus de minutie et de rigueur, vous aurez un résultat parfait.

Ca y est, j’espère que dans vos prochains vêtements, vous aurez de quoi transporter votre petit bazar.

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La chemise

La chemise… Cet indispensable du vestiaire, ce vêtement magique à porter en toutes circonstances, assorti comme vous le souhaitez si vous voulez vous donner l’air sérieux dans quelque domaine que ce soit.

Vous trouvez que j’exagère? Repensez au nombre de fois où vous avez eu besoin d’un vernis de respectabilité et d’un peu d’assurance et que vous avez sorti une chemise de votre armoire? Voilà. C’était souvent, je pense.

De plus, si vous les cousez vous-même, les chemises peuvent vite vous présenter tout un tas de petits défis techniques qui se résolvent très bien avec de la minutie et qui sont comme autant de petites gourmandises: que celle qui n’a jamais soupiré d’aise en contemplant une fente capucin parfaitement réalisée me jette la première pierre!

Pour me faire mes chemises, je me suis d’abord tournée vers le parton « Mélilot » de Deer and Doe, mais les manches tombantes ne me conviennent pas du tout et j’ai dû arrêter l’expérience quand j’ai constaté que tendre trop brusquement les bras en avant mettait en péril tout mon ouvrage.

Pour mon second essai, je me suis rappelé que je possédais le livre « Les chemises » de Ryuichiro Shimazaki (que j’avais acheté dans le but de gâter les hommes de mon entourage, mais rien ne m’empêche de me gâter moi-même, n’est-ce pas?) qui en propose tout une série qui n’ont que le défaut d’être prévues pour des hommes. Armée de ma règle, de mon perroquet et de mon crayon, j’ai donc entrepris de rajouter une pince poitrine au patron de base et de redessiner la ligne des cotés pour arriver à une forme plus féminine. Je savais qu’une fois ceci fait, toutes les versions seraient à ma portée!

Le premier essai a une forme que je n’arrive pas à qualifier autrement que « bizzare ». De plus, les pinces sont trop hautes et j’ai même réussi à monter l’une des manches à l’envers! (ce dont je ne me suis aperçue qu’en portant la chemise: on peut toutes s’incliner devant mon formidable sens de l’observation!!) Si on ajoute à ça le fait que je lui ai fait un accroc… Je crois qu’on peut dire qu’elle est très bien sous un pull.

J’ai donc retenté ma chance avec ce livre: je ne pouvais que m’améliorer! Et j’ai fait le projet d’en coudre une dans un vieux drap trouvé chez Emmaüs.

Entre temps, je suis tombée sur un article en scrollant sur Pinterest dont le thème était plus ou moins les indispensables de vestiaire féminin. Dans cet article, il était affirmé péremptoirement que chaque femme se devais de posséder: « a non-boring white shirt ». Ma tendance à suivre aveuglément toute injonction que je peux trouver dans un article estampillé « mode » trouvé au hasard sur Pinterest finira par me poser des problèmes mais passons: j’avais le tissu blanc, j’avais le projet de chemise, il ne me restait plus qu’à trouver le moyen d’empêcher tout ça d’être « boring ». C’est comme ça qu’est né ce petit biais que je laisse s’effilocher gentiment autour du pied de col: c’est un détail discret, mais comme je ne suis pas adepte des grands feux d’artifice pour me démarquer, ça me correspond finalement assez bien.

Pour ce qui est des autres modifications: j’ai bien fait attention à monter les deux manches dans le bon sens (ça donne une symétrie tout à fait appréciable à l’ensemble, je trouve…), j’ai supprimé les pinces du dos, baissé celles de la poitrine et je pense que, pour une prochaine version, je pourrais raccourcir le tout en enlevant de la longueur au niveau de la taille, ce qui permettrait à l’élargissement prévu pour les hanches de s’appuyer effectivement sur mes hanches. En attendant, cette longueur me permet de rentrer ma chemise dans mon pantalon sans m’inquiéter qu’elle en ressorte, ce qui n’est pas un petit avantage!

Et vous, c’est quoi votre patron/modèle préféré de chemise?

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La robe de fêtes pas franchement trop réussie

Toute culpabilité bue, je vous présente ce qui aurait dû être l’un des points d’orgue de mon dressing et qui se révèle… bof.

Toute culpabilité bue parce que, quand je fais un vêtement et qu’il n’est pas complètement réussi, je ne peux pas m’empêcher de battre ma coulpe: tant de matériel gâché (non, mais tu as cru qu’on était à la cour du Roi Soleil, ici?), du temps perdu (dont j’aurais pu faire teeeellement de choses…) et l’impression d’avoir eu franchement un peu trop confiance en mes compétences (Elle a cru qu’elle maîtrisait le sujet, la pauvre fille, et voilà ce que ça donne!). Bref, je suis la marâtre de Cendrillon pour moi-même. J’ai même pensé à intituler cet article « Le jour où j’ai cousu de la fast fashion ». Parce que H&M et consorts peuvent bien verdir leurs filières, il est bien connu que tant que je continuerai à rater des vêtements, la glace polaire continuera à fondre par ma seule faute.

Mais espérons que les bébés phoques et l’ensemble des écosystèmes de la planète peuvent se relever de nos foirages parce que, en couture comme dans bien d’autres domaines, le foirage c’est la vie: sans se tromper, on n’apprendrait presque rien et, en tout cas, on n’inventerait rien: pensez au nombre de fois ou vous avez mis en place des stratégies géniales pour contrer des difficultés que vous rencontriez!

Voilà donc les leçons de cette robe:

J’ai utilisé le patron Ruby du magazine La Maison Victor et une double gaze de coton trouvée chez Bennytex.

La première modification que j’ai essayé de faire a été de remplacer la parementure d’encolure par un biais: j’ai trop tiré sur la double gaze et l’encolure a gondolé, ce qui était déjà très moche, mais j’ai aussi réalisé que le décolleté était trop profond pour moi. Je vous montrerai bien une photo de cette étape, mais comme je pensais encore que je pourrais tout arranger et sortir une robe parfaite, je ne vous en ai pas pris.

Sur le coup, je me suis dit que je n’avais qu’à recouper un devant et imaginer un nouveau col (paf, claquement de doigts, bobidi bobidi bouh et je croyais un peu que j’étais ma propre marraine la fée!…). J’ai donc laissé mariner la bête quelques mois.

… Jusqu’au dix sept décembre où je me suis dit que je me draperai bien dans la bête en question pour les fêtes!

Au départ, j’avais prévu de soigner les finitions, mais voyant le temps qu’il me restait, le principe de réalité l’a emporté et j’ai décidé que finalement, ce n’était pas vraiment nécessaire. (ce qui est une bonne décision au vu du résultat final!)

A ce moment, j’ai imaginé un col style bateau/boule et j’ai coupé mon devant en fonction et le col comme j’imaginais qu’il fallait le faire. En fait, je ne sais pas vraiment comment on doit couper le style de col que j’avais en tête, mais visiblement, la technique que j’ai utilisée n’est pas la bonne… En le voyant, j’ai pensé à le reprendre mais comme on était le vingt décembre et que je n’avais aucune idée, je l’ai laissé comme ça.

A l’essayage, la robe qui tombait si joliment sur le mannequin du magazine tombait comme un sac à patates sur moi: la taille n’était pas marquée du tout. J’ai donc rajouté deux pinces-plis à la taille et une dans le dos.

J’ai finalement décidé que le résultat était portable (je l’ai d’ailleurs porté pour Noël), mais je ne suis pas sûre de vraiment le porter avec plaisir: les pinces poitrine, qui sont représentées par de petits plis aux épaules, sont vraiment insignifiantes, le col n’est vraiment pas réussi et je constate avec déplaisir que je n’ai ni la jolie chevelure rousse du mannequin du magazine ni sa ligne parfaite (bon d’accord, j’aurais dû le voir venir mais, que voulez-vous, je suis naïve: à chaque fois que je vois la photo d’un vêtement, j’imagine qu’il va me faire ressembler au joli mannequin qui est dedans!)

Qu’ai-je retenu de cette aventure, donc et que faire pour éviter de réitérer ce genre d’échec:

  • Prendre un autre patron (franchement, celui-ci n’est pas terrible et je pense vraiment que c’est un des problèmes les plus importants de ce vêtement: je ne vous le recommande pas).
  • Faire attention au biais de la double gaze qui est très extensible.
  • Faire un autre col.

On pourrait dire, aussi, que si j’avais fait une toile, j’écrirai un tout autre article mais voilà, ce n’est peut-être pas bien, mais je ne fait presque jamais de toile: c’est très chronophage et franchement pas exaltant et je n’en fais donc que si j’ai un gros doute sur le patron (si c’est moi qui l’ai fait, par exemple, ou qu’on est sur quelque chose de très près du corps). Ceci-dit, il faudrait peut-être que j’en fasse pour les patrons de cette marque parce que ce n’est pas la première fois que je suis déçue…

Pour finir sur une note positive, mon mari (qui est le plus objectif de mes supporters, on est d’accord?) la trouve réussie. Je vais donc prendre la résolution de « donner sa chance au produit ». Mais, pour l’instant, je vous avoue que la seule idée qui me vienne est de la porter avec un pull.

Et vous, vous avez beaucoup de ratés à votre actif?

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La robe réversible

À la maison, le matin, c’est toujours un peu compliqué pour les petites filles que nous devons réveiller: quitter la chaleur de son lit et de son pyjama moelleux pour enfiler des vêtements? Non merci! Alors, quelquefois, j’essaie de leur trouver d’autres sources de motivation: une activité particulière à l’école, une surprise au petit-déjeuner ou… une jolie robe à enfiler.

Oui, parce que, si en plus il faut mettre un pantalon, c’est vraiment trop nul! On ne peut pas du tout jouer à la princesse avec! Et maman a beau trouver ça très pratique et même dénicher une photo de Kate ( vraie princesse en chair et en os!! ) en pantalon, on n’achète pas!

Bref, vous pouvez rêver d’un pantalon bien chaud qui vous entoure les jambes pour l’hiver mais mes filles, elles, s’accrochent à leurs robes coûte que coûte.

La plus grande des deux s’étant singulièrement allongée ces derniers mois, j’avais le choix entre la laisser sortir en minijupe et renouveler un peu le stock. Comme j’accorde quand même un peu d’importance au fait qu’elle soit décemment vêtue, j’ai choisi la première solution.

J’ai repris le même modèle que celui cousu pour sa sœur ici mais en ne mettant pas les triangles, en transformant les nouettes en pattes à boutonner et en remplaçant la parementure par une doublure intégrale pour rendre la robe réversible.

Le tissu beige est une chute de mon manteau magnésium et le tissu violet était une soie que m’avait donné ma maman qui, à l’origine, était moirée bleue/rouge… Soie que je n’ai pas lavée avant l’utilisation: On peut croire qu’un jour, j’apprendrai de mes erreurs mais malheureusement, pour cette fois, c’est raté! Heureusement, le tissu n’a pas rétréci et le violet se trouve être l’une des couleurs préférées de la demoiselle (ouf, je peux vous le dire!).

Ma chère princesse a donc deux options pour cette robe: une sobre et discrète, en laine beige et une en soie brillante violette. Le bon goût voudrait certainement que la soie-brillante-violette soit réservée aux occasions spéciales mais il n’y a bien que Kate-Outre-Manche, comme princesse, qui porte de la laine beige. Et on a vu qu’en ce qui concerne mes filles, ce n’est pas du tout une icône de mode!

Et chez vous, est-ce que les vêtements qu’ils vont porter constituent une motivation supplémentaire pour sortir vos enfants du lit?

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Ma jupe portefeuille

En grandissant, on apprend qu’il y a un certain nombre de choses que nous ne choisissons pas. En particulier les personnes avec qui nous travaillons. Pour certains, ça s’apparente un peu à la famille: si l’oncle Robert ne cesse de vouloir orienter la conversation sur un thème dont vous ne voulez pas entendre parler ou si votre sœur est une peste et le montre bien, vous devez quand même vous les coltiner à Noël (Je signale que ceci n’a aucun rapport avec la réalité: si des membres de ma famille passent par là, je vous aime tous!).

Eh bien au travail, c’est pareil: même si vous êtes dirigés par des chefs à la courte vue et au grand égo, vous êtes obligés de faire avec. Mais là où on peut se souvenir que l’oncle Robert a quand même de bons côtés (c’est toujours lui qui apporte les meilleurs chocolats) et que vous avez tellement de bons souvenirs avec votre sœur que ça pourrait remplir un livre, au travail, ces bons cotés restent un peu plus… cachés?

Alors moi, quand je ne peux plus supporter les personnes qui travaillent avec moi, je m’imagine couturière. Que dis-je? Styliste! Fashion queen, même! Même que Cécile de France irait chercher son césar dans une robe dessinée par mes soins et qu’on aurait aperçu Kate Middleton porter une jupe et un chemisier sortant de mes ateliers dans les couloirs de Buckingam!

Le placard d’une modeuse respectable ne pourrait pas se passer de contenir une de mes créations, les petites filles rêveraient d’être moi et l’argent coulerait à flots.

On peut dire que quand les gens m’énervent, je deviens franchement mégalomane, mais je suis sûre que vous avez de ces rêves cachés, vous aussi (rêver d’écraser la tête de votre chef sous votre talon n’est pas mieux: ne vous cachez pas!).

Alors, pour m’approcher de mes rêves de grandeur j’imagine des pièces, je les peaufine et, de temps en temps, je passe à la réalisation.

Celle que je vous présente aujourd’hui serait un peu juste pour les césars (Cécile, si tu me lis, appelle moi: on peut s’arranger!) mais comme je n’y ai pas encore été invitée, j’ai décidé de me rabattre sur quelque chose qui conviendrait à mon quotidien: une jupe droite toute simple avec une touche d’originalité (Eh oui: pas de fashion queen sans originalité!…)

Il s’agit donc d’une jupe réversible avec un pan asymétrique.

J’aime bien faire des vêtements réversibles car c’est toujours intéressant d’associer les deux tissus: ils doivent, à la fois, bien aller ensemble et se suffire à eux même. De plus, ils sont doublés, donc les finitions sont nickel et, comme ils demandent une plus petite quantité de chaque tissu, on peut piocher dans ses chutes.

Pour la première version, j’ai utilisé un reste de velours côtelé que j’avais acheté pour faire des pantalons et le reste du molleton à paillettes utilisé pour ce sweat. Comme le molleton a été cousu sur un tissu chaîne et trame, j’ai décidé de faire comme si il l’était aussi. Finalement, l’élasticité du jersey a rendu les choses un peu plus difficile que ce que je pensais au début mais je suis arrivée au bout.

Il y a quand même plusieurs défauts dans cette jupe: le premier est l’absence de poches et le second la ceinture: je l’avais fait dans une bande toute droite et ce n’est pas du tout la bonne méthode (rapport au fait que nous ne sommes pas des tubes).

Pour la seconde version, j’ai utilisé un tissu rouge et poilu que mon mari m’avait offert à Noël: malgré la description que j’en fais et qui doit vous paraître peu engageante, il est très beau et, comme il n’y avait qu’un mètre, ça le rendait parfait pour ce projet! Je l’ai associé avec le reste de mon pantalon safran.

J’avais inventé pour cette jupe un système tout à fait révolutionnaire et novateur de poches réversibles qui avait pour seul défaut de ne pas fonctionner du tout. Exit les poches, donc: je les ai refermées et c’est une deuxième version sans poche que nous avons (je vais prendre un sac à main, OK).

En ce qui concerne la ceinture (que j’ai oublié de faire prendre en photo, je ne peux donc pas vous la montrer), je l’ai élargie et incurvée. Pour le coup, je trouve que c’est une réussite.

Maintenant, je me pose une question: puis-je donner un nom à un modèle qui ne serait présent que dans ma garde robe? Ou est ce que ça me donnerait l’air vraiment prétentieuse? Ce qui amène une seconde question: jusqu’où puis-je pousser la prétention ici sans que ça ne se voit trop?

Après tout ça, même si je ne suis pas encore patronne d’une multinationale consacrée à la mode, j’ai une jupe « Étoile de chêne » dans mon dressing. Vous remarquerez d’ailleurs qu’elles sont portées ici avec ce perfecto.

Je peux donc, sans perdre la face, redescendre de mon nuage et retourner travailler pour ceux qui, malgré tout, ont ma fiche de paie entre les mains.

Ou tout plaquer et partir pour un trek en Australie.

Ou me lancer dans la chanson.

Ou devenir présidente de la république.

Ou…

Je vous laisse, sinon on va vouloir m’hospitaliser de force!

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Mon manteau pour l’hiver

Coudre ses propres vêtements comporte un nombre d’avantages infini, on ne reviendra pas dessus. Mais parfois… Parfois, on aurait envie de se vanter un peu plus! (moi, en tout cas: vous êtes peut-être des monuments de modestie et d’humilité et je vous en félicite!).

Par exemple: cette jolie blouse, vous avez supporté le froid autant que vous avez pu pour que tout le monde la voie puis vous avez remis un pull par dessus parce que la maison dans laquelle vous étiez n’était pas chauffée à 25°C… Et c’est à ce moment là que quelqu’un arrive et ne peut pas s’extasier sur ce joli vêtement pour que vous répondiez, comme vous l’aviez rêvé: « Oh, ça? C’est moi qui l’ai fait. », provoquant de cette façon l’admiration de votre interlocuteur. Ou cette fois où vous vous êtes concocté un look 100% fait main et que vous n’avez croisé personne alors que le lendemain, avec vos vêtements de prêt à porter, c’est comme si la terre entière voulait croiser votre chemin?

Bref, ce n’est pas très joli de partir ainsi sans cesse à la chasse aux compliments mais c’est encore plus moche de rater son coup à chaque fois.

Si je vous écrit tout ceci, ce n’est pas seulement pour vous raconter la triste histoire d’une femme immodeste qui n’arrive pas à ses fins mais parce que j’ai une très bonne solution à ce problème: le manteau!

En effet, un manteau se porte tous les jours (surtout en ce moment) et par dessus tous les autres vêtements, ce qui augmente beaucoup sa visibilité! De plus, ce n’est pas une pièce très compliquée à coudre: avec un peu d’expérience, vous avez un rendu très professionnel. Pas besoin de passer par des finitions exotiques pour épater la galerie!

Cette solution me plaît tellement que depuis l’ouverture de ce blog (il y a un an, donc), j’en ai cousu deux pour moi ( et ) et un pour ma fille. C’est donc le quatrième que je vous présente aujourd’hui et j’aime toujours autant ça!

Voici donc mes conseils pour vous coudre un manteau qui vous fasse dire, en vous rengorgeant: « c’est moi qui l’ai fait » (De toutes façons, tout le monde a bien compris que la modestie n’était pas la valeur mise en exergue dans ce post!).

Choix du patron

Choisissez un patron avec doublure, c’est ce qui vous permettra d’avoir un rendu « pro » avec peu d’effort. Contrairement à ce qu’on croit souvent, poser une doublure est plus facile et moins long que de soigner les finitions intérieures. Vous pouvez aussi rajouter une doublure sur un patron qui n’en a pas mais c’est beaucoup de travail. Pour ce manteau, j’ai utilisé le patron Magnésium d’Ivanne. S avec le col tailleur et j’ai rajouté un pli creux dans le dos.

Choix du tissu

Tissu extérieur

Pour un manteau d’hiver, ne regardez surtout pas à l’économie: prenez de la pure laine bien lourde, cela vous permettra d’avoir bien chaud.

Doublure

Je ne résiste personnellement jamais au plaisir de mettre un joli imprimé. C’est même devenu ma petite gourmandise de choisir un joli motif. Par contre, choisissez une vraie doublure satinée pour les manches car vous glisserez ainsi mieux dedans avec un gros pull.

Vous pouvez également tripler la doublure du corps (devant et dos) avec de la polaire pour plus de chaleur: surfilez la polaire avec la doublure et traitez le tout comme une seule pièce de tissu.

Sur ce manteau, j’ai rajouté le passepoil recommandé par la créatrice entre la doublure et la parementure (ce qui me donne encore plus envie de l’ouvrir pour laisser voir l’intérieur…)

Moi, qui dévoile avec beaucoup de subtilité l’intérieur de mon manteau.

Finitions

En principe, vous pouvez coudre à la machine le bas de votre tissu extérieur avec celui de votre doublure et fixer ensuite (on dit « glacer ») le tissu principal pour éviter que l’ensemble ne gonfle le bas du manteau. Il existe aussi une méthode pour faire les manches à la machine.

J’ai laissé tomber tout ça et je fixe maintenant mon ourlet avec le tissu principal au point de chevron puis je coud la doublure par dessus: je trouve ça beaucoup plus rapide, finalement.

N’oubliez pas de surfiler toutes vos coutures: ça na se voit pas mais ça contribue à la solidité et à la durabilité de votre vêtement!

Pour ce manteau, j’ai également voulu faire des cigarettes de manche pour leur donner du gonflant: j’ai fait une sorte de petit boudin en polaire que j’ai cousu à la marge de couture de la manche. Comme j’ai quand-même fait une recherche à ce sujet, mais après avoir cousu le manteau (…), sachez qu’il aurait suffit d’une bande de deux centimètre de large d’un tissu épais qui aurait été fixée sur la couture de la moitié supérieure de la manche. Voilà, ça vous évitera de vous embêter avec des techniques à la noix mais ma technique à la noix marche quand-même, pour info.

J’ai également voulu faire des boutonnières passepoilées… Qui ne sont pas droites: Visiblement, je peux encore progresser avec cette technique, mais la règle des dix pas* m’a dit: « tant pis, porte le manteau », donc ça va.

Voilà, vous avez maintenant toutes les clés en main pour minauder avec un super manteau en disant: « Ça? Oh, c’est moi qui l’ai fait… » quand on vous demandera d’où il vient!

Et vous, vous êtes modeste ou carrément vantarde avec vos vêtements cousus main?

* règle des dix pas: si votre vêtement a un défaut, mettez-vous face à un miroir, enfilez-le et reculez de dix pas, puis réévaluez la chose: il n’y a souvent plus de défaut!

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Mes blouses « Héra »

Ce printemps, à peu près à l’époque où je me disais que j’avais manqué de hauts à manches longues cet hiver, Roxane Miora, du blog Miouramour couture, a sorti son patron gratuit de blouse Héra. Comme je suis une couturière raisonnée, raisonnable, slow et tout ce qui se fait de mieux en ce moment du point de vue de la bonne conscience, j’ai saisi l’occasion et j’ai programmé la réalisation de ce patron pour le début de l’automne (le moment où on s’attend à ce qu’il recommence à faire froid, donc).

Pour ma première version, j’ai fait quelque chose tout ce qu’il y a de plus classique avec le reste de la doublure de mon trench Magnésium et les chutes de mon top Pam. L’un des avantages de ce patron, c’est qu’il ne demande que de petites quantités de chaque tissu et qu’on peut donc s’amuser à associer les chutes.

Ce projet m’a donné l’occasion inespérée d’avoir la doublure de mon manteau assortie à un vêtement! Je devais en faire une photo: ça m’a toujours semblé être le comble de l’élégance, bien que difficilement réalisable: qui, à part Midge Maisel possède assez de manteaux pour ça? Mais pour moi ça y est, j’ai réussi (au moins pour une tenue…) et voici, en image, cet achèvement au moins aussi important pour moi que la rolex pour d’autres.

J’en profite également pour me vanter (après tout, quel meilleur endroit que mon propre blog?): j’ai réussi mes raccords dans le dos! C’est un petit raccord, mais c’est une victoire quand même. Par contre, j’ai coupé la patte de boutonnage dans le biais parce qu’il ne fallait pas pousser, quand même!

Comme j’avais quand même très peur d’avoir froid cet hiver, j’en ai cousu une deuxième version. Pour celle ci, j’ai du mélanger deux chutes de noir. J’ai essayé de les répartir de façon à garder une harmonie tout de même, histoire de ne pas me promener avec un vêtement qui dit « fin des stocks de coton noir chez Marie! » en criant très fort. Du coup, si vous me croisez, pensez très fort que c’est un choix créatif complètement assumé!

J’ai aussi fait un petit volant le long des empiècements. Finalement, cette version est ma préférée: je trouve que le volant sur l’empiècement du dos lui donne un petit coté western et il n’est pas visible sous un pull.

L’un des autres avantages de ce patron est qu’il se coud très bien avec du coton tout bête qui ne glisse pas, ce qui est reposant, vous en conviendrez!

Je considère que ma mission « haut à manches longues » est donc remplie pour cet hiver. Comme j’ai fait une liste de ce dont je manquais (dans le but de ne pas compromettre ma bonne conscience et de pouvoir me vanter de mon rapport complètement raisonnable à la mode), je vais faire une croix devant cette partie et passer au vêtement suivant qui sera… (cliffhanger de malade!!)

Et vous, vous programmez vos travaux couture ou pas?

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Robe d’été

Encore une robe qui a été beaucoup portée, mais en petit format cette fois.

Quand on a des filles et qu’on coud, il est rapidement facile de leur imaginer des robes: une petite fille est ainsi faite qu’il n’y a pas besoin d’ajustement compliqué et il est tellement facile d’ajouter des détails qui vont plaire! Sans compter que la robe, en elle même, est un vêtement qui peut être très simple.

C’est ainsi que j’ai décidé de faire une robe pour ma petite dernière (j’en fais aussi pour sa sœur, hein. C’est juste que je n’ai pas encore eu l’occasion de les montrer sur le blog. Pas besoin de crier que la dernière, c’est toujours la chouchoute!!).

(Oui j’ai aussi fait des vêtements pour mes garçons mais c’était avant le blog et maintenant ils ne veulent plus: ils sont ados!… Quoique, l’un d’eux m’a demandé une chemise, il faudrait que je creuse ça avec lui…)

Maintenant que vous êtes rassurés à propos de l’impartialité parfaite que j’ai à l’égard de chacun de mes enfants (parfaite, tout à fait!), passons à la robe.

Je lui avais imaginé une robe à nouettes toute simple avec des parementures. Comme elle avait repéré un ruban avec des fraises que j’avais et qu’elle m’avait demandé de l’inclure, je l’ai utilisé pour cacher la couture de fixation de la parementure que j’ai donc faite à la machine. (Je me suis sentie teeellement intelligente!) J »aimai beaucoup cette robe car je trouvai qu’elle avait un petit coté « Colette à la plage » qui s’accordait parfaitement avec ses petites boucles blondes. Malheureusement, je n’ai pas de photo et la demoiselle a grandi, vous êtes donc obligés de me croire sur parole.

Mais… la princesse m’a fait remarquer que cette robe, bien que jolie, avait le défaut de ne pas tourner! Tout ça parce que j’en avais fait une juste avant à sa sœur (tiens, vous voyez?) qui avait une jupe cercle! J’ai bien dû admettre que, pour une robe de petite fille, « ne pas tourner » pouvait être un défaut!

Cette année, j’ai donc repris le même modèle dans le reste de ma double gaze à étoiles et je lui ai rajouté des triangles pour la faire tourner dans une chute de coton.

Comme je n’avais plus assez de coton vert, j’ai taillé la parementure dans une chute de coton imprimé.

Comme je n’avais plus assez du coton imprimé j’ai pris un autre imprimé pour le biais d’ourlet.

Oui madame, trois coupons ont trouvé leur fin sur cette robe: si c’est pas du désencombrement, ça! ( entre temps, j’ai fait les soldes, mais nous ne sommes pas obligés d’en parler.)

La demoiselle est ravie de cette robe qui, en plus d’avoir contribué à vider mon armoire, tourne (ouf!) et est très légère.

Et vous, quels sont vos critères pour une robe de petite fille idéale?