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Le jersey sans surjeteuse

Aujourd’hui, je voulais vous présenter un trench mais, d’une part, il n’a pas encore reçu les boutons qui lui étaient destinés (les articles de mercerie ne sont visiblement pas des produits de première nécessité…), et d’autre part, c’est encore un vêtement de pluie: on a déjà établi que ce n’était pas franchement indiqué en cette période.

J’ai donc décidé de vous présenter ce pull, cousu dans un jersey à paillettes trouvé chez Bennytex (j’ai bien compris que je n’étais pas une princesse, mais je n’ai pas renoncé aux paillettes pour toujours, non? ) Le patron vient du magazine « la Maison Victor » mais je ne retrouve plus le nom, si quelqu’un a la référence, je la veux bien! [Edit du 06/05: il s’agit du sweat Jane de l’édition de janvier/février 2019. Merci Honoré!]

Ce pull est tout à fait ce qu’il faut pour être « ensemble à la maison », comme la plupart des vêtements en jersey. Donc, cousons du jersey! Oui mais, direz-vous, je n’ai pas de surjeteuse! Aucun problème, vous répondrais-je: il est tout à fait possible de coudre du jersey sans surjeteuse. Donc, c’est parti pour un résumé de ce qu’il y a à savoir avec plein de photos de chutes et de vieux tee-shirt!

Les fournitures:

  • Un patron prévu pour le jersey.
  • Un coupon de jersey: pour commencer, je vous conseille de prendre un jersey un peu épais et ayant de la tenue car il sera plus facile à manier.
  • Une aiguille double.

La coupe

  • Premier piège: le droit fil. Quand vous coupez dans un tissu chaîne et trame, vous pouvez parfois poser vos pièces légèrement de travers (mais oui, rappelez vous: cette pièce qui ne rentrait pas tout à fait dans votre si petit coupon…) ou même les tourner à 90°. Pas avec du jersey: si vous ne respectez pas le droit fil, votre vêtement vas se déformer beaucoup plus vite (il va « tourner) et si vous tournez une pièce à 90°… Vous risquez d’avoir un petit problème de confort! Heureusement, le droit fil est facilement repérable car c’est une ligne de petits V qui s’emboîtent les uns dans les autres:
La ligne du droit fil à suivre absolument.
  • Second piège: ce tissu se déforme facilement, notamment sous son propre poids. Il faut donc veiller à ce qu’il ne pende pas de la table ou vous le coupez (si vous vous installez par terre, ce ne sera pas un problème). Voici comment je m’installe:
L’excédent de tissu est replié et posé sur la table.

Le surfilage

Le jersey ne s’effiloche pas vraiment, je laisse les bords à cru et j’ai une finition intérieure plus ou moins roulottée. A vous de voir ce qui vous convient mais ne rien faire est un sacré gain de temps.

Avec un jersey plus épais (type molleton) à gauche, et un jersey plus fin à droite.

L’assemblage des pièces entre elles

Voilà le nœud du problème: le jersey étant un tissu élastique, si vous le cousez au point droit, le fil, soumis à une tension trop forte pour lui et sans rien pour le soutenir, va casser (Pauvre fil, me direz vous. Ça me rappelle une situation vécue de nos jours par certains professionnels, mais je m’égare…). Vous avez deux solutions:

  • Le point Overlock, c’est le point le plus souvent choisi: ses petites pointes permettent de suivre le tissu dans ses mouvements et en même temps, il est assez proche du point droit.
Avec le bord du tissu à gauche en haut et à droite en bas.
  • Le point Zigzag: je vous conseille de le faire assez serré, il est un peu moins joli, à mon avis mais il suivra mieux les tissus soumis à forte tension (comme la ceinture d’un pantalon).
Vous le connaissiez: c’est le même que celui qui vous sert à surfiler vos tissus.

Couture de deux pièces de longueurs différentes

Les vêtements en jersey ont souvent des pièces, type poignets de manche ou cols, dont la longueur est plus petite que celle de la pièce à laquelle elles doivent être cousues: il faut utiliser l’élasticité du tissu.

  • Marquez bien vos repères de couture au moment du décalquage du patron.
  • Épinglez tel-quel (le tissu le plus long va gondoler).
  • Cousez en tirant jusqu’à avoir les deux tissus à plat: le tissu le plus court se place de façon à « réduire le diamètre » sans qu’il n’y ait de fronce ou de pli.
A gauche, on voit que le tissu bleu (plus long) se soulève. Au milieu, je tire et à droite on voit un peu le mouvement du tissu gris qui se resserre après la couture.

Les ourlets

Aucun des deux points élastiques mentionnés plus haut n’est vraiment joli mais nous avons besoin d’un ourlet qui soit élastique et esthétique!

C’est là que vous sortez votre arme secrète: l’aiguille double.

L’arme en question…

La plupart des machines supportent un double enfilage sans problème: il faut bien faire le trajet complet de la première bobine à la première aiguille, puis le trajet complet de la deuxième bobine à la deuxième aiguille. N’ayez pas peur, vous ne devriez pas vous retrouver avec un nœud géant!

Si vous n’avez pas deux bobines de la même couleur (on aimerait toutes vivre dans une mercerie, mais malheureusement c’est rarement le cas 🙂 ), vous pouvez utiliser une canette.

Réglez votre machine sur un point droit et c’est le fil de cannette, en passant dans les deux lignes de couture de l’endroit, qui assure l’élasticité.

Choisissez une grande longueur de point, sinon votre tissus va gondoler.

L’endroit à gauche, l’envers à droite

Voilà, vous savez maintenant tout ce dont vous avez besoin si vous voulez vous lancer dans la couture du jersey sans hypothéquer votre maison pour une surjeteuse!

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

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Le Manteau Licorne

Aujourd’hui, c’est une cousette pas tellement en rapport avec la période que nous traversons que je vous présente. Mais qu’à cela ne tienne: il reviendra, le temps où, obligés de sortir sous la pluie, nous aurons besoin de nos imperméables!

Donc, asseyez vous en cercle autour de moi, mes petits castors, je vais vous raconter une histoire de l’ancien temps.

En ce temps-là, nous savions qu’une épidémie avait commencé à se répandre dans un pays lointain mais nous pensions en être à l’abri. Nous voyions les mois d’hiver défiler et notre conclusion était la suivante: le printemps arrivait! (Comme tous les ans, c’est vrai: je n’ai pas dit que nous faisions des déductions révolutionnaires.) Nous avions donc besoin de nouveaux vêtements pour cette occasion (nous avions toujours besoins de nouveaux vêtements…)

L’une de mes filles, en tout cas, avait besoin d’un manteau imperméable. Oui, en ce temps là et dans cette région de Bourgogne (dans beaucoup de régions françaises, on ne va pas en faire une compétition!), imperméables et parapluies étaient indispensables car nous sortions souvent alors que l’eau tombait du ciel: la télé-école n’avait pas encore fait son apparition et les enfants se rendaient, souvent à pied, dans l’école la plus proche pour laisser leur maman en paix toute la sainte journée et, accessoirement, y apprendre un ou deux trucs.

Bref, en attendant le retour de cette époque bénie ou il était possible de se débarrasser de sa progéniture à la journée pour son bien, de faire des apéros entre amis et bien d’autre choses qui, j’en suis sûre , vous manquent cruellement, je stocke le plus grand objet de fierté de ma fille à l’heure actuelle: j’ai nommé le Manteau Licorne!

Il s’agit du manteau « Elfique » de Her Little World. J’avais déjà fait une version pour l’hiver que je trouvais parfaite mais on m’avait fait remarquer que la capuche pointue, bien que très jolie, ne tenait pas bien sur la tête. Il me semble que la créatrice de cette marque vit dans le sud, on ne peut pas lui en vouloir de ne pas comprendre la pluie bourguignonne… (Oui, c’est de la jalousie, oui, c’est pas joli. Je sais)

J’ai donc proposé à ma fille de lui faire une version plus estivale avec une autre capuche que je lui bricolerai. La nouvelle capuche est, en réalité, un peu grande (j’ai du faire un pli derrière) mais comme il y a un cordon, elle ne peut pas tomber si elle est serrée.

Le tissus extérieur est un coton enduit que nous avons choisi ensemble: elle était déjà folle de joie à l’idée que je lui fasse un manteau (elle a encore cet âge ou on trouve formidables les réalisations de sa maman) mais quand je lui ai montré ce tissus avec des licornes (des licornes, oui!) je crois que je suis devenue Best Mum Ever (ce qui fait du bien à l’ego, on ne va pas se mentir…). Pour la doublure, elle a choisi un plumetis bleu ciel et nous avons mis un satin blanc pour les manches.

Voilà comment nous avons à la maison un nouvel imperméable qui attend avec impatience de pouvoir sortir sous la pluie.

Patron Elfique de Her Little World, coton enduit et plumetis trouvés chez Bennytex.

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Mon petit haut en soie

Ahh… Les erreurs de débutants… On en a tous fait, je pense. Même quand on n’est pas débutant? Allez, rassurez moi!

Voici le top « Pam » du magazine La Maison Victor. Je lui ai rajouté des poignets de manches avec une fente indéchirable ça m’a permis d’y intégrer ces boutons que j’aime beaucoup: je les avais acheté lors d’une brocante à un homme qui vendait le stock de sa maman et j’avais un peu l’impression d’avoir découvert un trésor/d’être à la pointe de la tendance avec mes boutons « vintage-chinés »

Au départ, j’ai fait un premier modèle de cette blouse comme cadeau de Noël pour ma sœur. J’avais trouvé un joli crêpe de soie chez Bennytex. Comme je ne suis pas de ces filles qui ont fini leurs cadeaux début novembre, j’ai passé ma commande dans le courant du mois de décembre et elle est arrivée… plus tard.

Du coup, là, il fallait agir si je ne voulais pas arriver les mains vides sous le sapin et j’ai donc agi (les couturières chevronnées qui me lisent voient venir une catastrophe: vous avez raison et félicitations à vous, vous n’auriez sans doute pas fait la même erreur que moi).

Donc, à Noël, mon cadeau était cousu, déballage après la messe, bon repas, on papote. Bref, un bon moment en famille et ma sœur semble contente du cadeau que je lui ai fait. Je découvre sous le sapin un coupon de soie de la même qualité que celui utilisé pour elle, et je suis donc ravie.

Les vacances ayant, comme toute bonne chose, une fin, nous rentrons chez nous la tête pleine de projets et de bonnes résolutions (nouvelle année oblige). De mon côté, ayant un beau coupon de soie dans mes bagages, je prévois de me refaire ce top Pam qui m’avait bien plu…

Je mets donc mon coupon à la machine et je le repasse pour le couper: il avait perdu… une bonne partie de sa superficie!! (20%, quand même!).

La mémoire me revient: j’ai peut-être fait une petite boulette dans ma volonté de finir mes cadeaux de Noël à temps, car le tissu utilisé pour ma très chère sœur avait plus ou moins loupé l’étape « lavage ». Bref, à ce moment là, j’ai rentré la tête dans mes épaules et j’ai pris mon téléphone: « Tout va bien pour toi?… La blouse que je t’ai fait te va?… Aurais-tu, par hasard, essayé de la laver? » Oui, parce que si tu as essayé, peut-être que tu te sentira un peu engoncée, la prochaine fois que tu la mettras. Je dis ça, je dis rien..

Ma sœur, très sereine, me répond: « En fait, je ne me sentais pas trop de la passer à la machine, donc je l’ai lavée à la main ». Voilà, elle m’a sauvé de la honte et de l’enfer des couturières ou on enferme celles qui ne prennent pas les précautions élémentaires avant de commencer un ouvrage!

Deux conclusions à cette aventure:

1: J’ai une sœur en or

2: Lavez toujours, TOUJOURS votre tissu avant de commencer à travailler, même si vous êtes pressée. Cette recommandation est encore plus importante si c’est pour faire un cadeau: c’est le moment d’être un peu sérieuse, que diable! Ou ayez une sœur en or. Pour moi, la prochaine fois, ce sera les deux!

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Mon perfecto d’hiver

À un moment, dans votre vie de couturière, vous vous surprendrez à penser: « J’aime bien ce vêtement, mais… je l’aimerai mieux dans telle matière, de telle couleur, avec ce petit détail… ».

Vous pouvez considérer ce moment là comme le début de votre perdition: en effet, à moins d’avoir un lien télépathique avec le designer d’une marque, les chances de trouver le vêtement de vos rêves en boutique sont quand même très minces. De plus, plus vous pratiquez la couture, plus votre vision est précise et, en même temps, vous êtes de plus en plus exigeante sur la qualité des finitions et des tissus. Bref, vous n’avez plus qu’une solution pour ce vêtement que vous voulez absolument enfiler: passer derrière la machine!

C’est ce qui m’est arrivé: au début, je me suis dit qu’un petit blouson, style perfecto, en lainage bleu marine, serait un ajout indispensable bénéfique pour ma garde robe. L’idée me traversait l’esprit comme ça, sans y penser. En réalité j’avais mis le doigt dans l’engrenage…

Je commençais déjà à m’arrêter sur les réalisations de ce style que je voyais sur la toile en imaginant la vie merveilleuse que j’aurai avec mais je vivais encore très bien sans.

Ensuite, comme mon merveilleux mari nous avait fait une chambre toute neuve, je l’ai convaincu qu’un dessus de lit coordonné serait tout à fait indiqué. Je parle là d’un dessus de lit 100% laine, ce dessus de lit n’était pas forcément un investissement purement esthétique. Malheureusement, nous n’avons pas trouvé de laine verte (la couleur de notre chambre) donc on s’est rabattus sur de la bleue marine qui aurait été bien mieux employée pour un blouson qui avait l’avantage d’être disponible.

Quelques semaines plus tard: miracle!! Nous avons trouvé de la laine verte. Je me suis sentie obligée de rassurer mon cher mari sur le devenir du coupon bleu marine et de lui dire qu’il ne nous resterai pas sur les bras, que je saurai quoi en faire… Bizarrement ce n’était pas nécessaire, il n’était pas inquiet.

Je vous passe mes recherches pour trouver un patron de perfecto doublé: visiblement, c’est un oiseau rare. Je m’étais résolue à patronner une doublure pour le perfecto Mona de Wear Lemonade, mais j’y mettais pas mal de mauvaise volonté, je crois que la coupe générale ne correspondait pas à ma vision du début.

Quand un jour, alors que je feuilletai tout à fait innocemment des magazines (Je vous vois hocher la tête d’un air circonspect: OK, pas si innocemment, c’était un magazine de couture). En tournant les pages d’un Burda avec toute l’attention dont j’étais capable, donc (je vous ai fait une version honnête, vous êtes contents?) re-miracle!! Un patron de perfecto doublé!!

Je n’ai fait qu’une modification au patron, c’a été de rajouter des poches passepoilées. Oui, parce que, Burda, un manteau sans poches, ce n’est tout simplement pas possible. Pour les poches passepoilées, je vous renvoie à ce tuto, il est très bien fait.

Les astres s’étaient alignés, je n’avais plus qu’à finir mon en-cours et à me mettre au travail. J’ai coupé la doublure dans un reste de coupon que j’avais acheté à une puce des couturières et j’ai fini un coupon de satin pour celle des manches. La fermeture éclair avait été récupérée sur un blouson d’un de mes garçons et raccourcie selon la méthode proposée par le magazine.

Voilà comment ce nouveau manteau s’est introduit dans mon dressing!

Perfecto tiré du Burda Style n°242 de février 2020 en « cachemire de laine bleu navy » trouvé chez Bennytex. Doublure et fermeture éclair de mon stock

Les photos ont été prises dans le joli village de Château-Chalon, dans le Jura

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Mon chouette bonnet

Oui, ce jeu de mot n’est pas terrible mais tant pis, j’assume. D’ailleurs, je suis mariée au roi des jeux de mots ( bons et mauvais) donc il faut bien que, de temps en temps, j’assume mon statut de reine consort.

A l’origine de ce bonnet, on pourra dire qu’il y a eu deux pulls. Le premier est apparu quand j’ai vu cette laine chez Noz, je me suis dit: « Chic, je vais m’acheter de quoi faire un pull! » et… Je suis ressortie avec de quoi faire une manche! Je n’ai vraiment pas calculé comme une pro.

Ce pull n’aura pas beaucoup vécu et la prochaine fois, je réfléchirai plus longtemps.

Le second est celui que je tricotais à mon mari depuis plusieurs mois. Il ne tombait jamais comme il fallait: j’avais beau le reprendre, rien n’y faisait et ce tricot qui m’avait demandé beaucoup de temps ne serait jamais porté. À force « d’essayer un truc » et de voir que ça ne marchait pas, j’étais devenue folle furieuse et ce tricot me démoralisait complètement. J’en étais venue à regarder mon sac à tricot comme si Lucifer en personne allait en sortir pour me dévorer toute crue, pas Tom Ellis, plutôt une version médiévale avec cornes et flammes.

Bref, il était urgent que je fasse une pause dans cet ouvrage de l’enfer et que je commence autre chose (avec de bonnes chances de réussite, de préférence: mon moral en avait besoin.)

Comme, d’un autre coté, j’avais une petite quantité de laine disponible (pas de quoi faire un pull, si vous avez suivi), j’ai cherché quelque chose qui soit en rapport.

A près de longues réflexions (on voit déjà que j’apprenais de mes erreurs) où on pouvait apprendre que: pas une écharpe, j’en ai déjà plein, pas une manche toute seule, ça n’est pas portable, pas de gants, la laine est trop épaisse, non, on a dit pas un pull…. Bref, plein de choses intelligentes qui prouvaient parfaitement la capacité de mon cerveau à prendre une décision rationnelle basée sur un raisonnement objectif. J’ai fini par me mettre d’accord avec moi même sur un bonnet. Parce que je n’aime pas le froid et, savez vous quelle quantité de chaleur s’échappe par la tête? Une grande quantité!

J’ai choisi le modèle  » Owlette hat » de Augello Apparel parce que ces chouettes sont trop mignonnes et qu’il a l’immense avantage d’être gratuit. J’ai voulu rajouter un pompon « le plus gros possible » au bonnet parce que j’en voulais un démesuré pour mon bonnet d’hiver.

Finalement, ce bonnet se tricote à l’aiguille 6mm, donc il ne m’a fallu que quelques heures de travail pour en venir à bout: c’est vraiment le modèle qu’il me fallait.

Le pull maudit sera détricoté et retricoté quand j’aurai le courage d’y faire face (oui, on dirait que je suis sous le coup d’un traumatisme. Mais on a toutes perdu nos moyens devant un ouvrage qui refuse de réussir, non ? )

Bilan de l’opération: je retricote et j’ai chaud à la tête, on ne pouvait pas rêver mieux?

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Safran, quatrième du nom

Quand j’ai commencé à coudre, j’ai rapidement imaginé toute sortes de vêtements. Malheureusement, j’avais moins de temps pour les réaliser que pour les imaginer… Heureusement!

Comme malgré toute ma bonne volonté à ce sujet, je ne suis pas une princesse, j’ai vite réalisé que je n’avais que peu d’occasions de porter les robes « super-classe-trop-belles » qui me passaient par l’esprit.

J’ai donc décidé d’être subtile: je ne dédaigne pas les paillettes et les sequins mais je me suis rendue à l’évidence: je porterai plus facilement mes « œuvres » si elles correspondaient à mon mode de vie tristement dépourvu de soirées de gala et de bals des débutantes.

C’est là que Safran est entré en jeu: je portai surtout des jean slim, ce qui correspondait à la description dudit pantalon. A ce stade là, j’étais déjà partie pour découvrir le confort d’un jean cousu exprès aux mesures de mon séant. Cette découverte seule aurait changé ma vie, le confort étant le premier critère à prendre en compte pour un bon vêtement, contrairement à ce que veut vous faire croire ce diable qui s’habille en Prada.

Mais pour vous faire comprendre à quel point ce patron a amélioré ma vie, il faut que je vous livre une information connue de tous ceux qui ont, un jour, croisé ma route: je suis frileuse. Je suis très frileuse, en réalité.

Par exemple, quand je suis confrontée à ce petit courant d’air qui nous caresse le bas du dos lorsque nous nous asseyons et que notre pantalon descend, il peut me faire oublier tout le reste et me gâcher entièrement un bon moment (je ne parle même pas de l’association crop top/taille basse qui devrait être interdit par la convention de Genève, à mon avis…)

Bref, un jour, je me suis cousue un Safran ( qui a une taille haute) et ce fut la fin de mes souffrances, le début d’une nouvelle ère! Toi qui te demande si tu vas te mettre à la couture: vois comme le bonheur peut être à portée de machine!

A tel point qu’avant de réaliser l’exemplaire qui nous occupe, en me disant qu’il faudrait affronter une braguette ( une braguette. Bon d’accord, le bonheur a un prix.), la tentation m’a traversé de, tout simplement, acheter un pantalon.

J’ai mis le dos de ma main sur mon front, j’ai renversé ma tête en arrière et j’ai crié: « Non! Je ne puis supporter autre chose que des Safran sur mesure! » avec des trémolos et des sanglots dans la voix.

Mes chers amis, la couture m’a rendue dépendante: Éléonore et Camille m’ayant habituée au luxe, je ne peux plus m’en passer, je suis perdue!

Après ce constat, j’ai quand même réussi la braguette du premier coup. ( je salue bien bas sous vos applaudissements.) et je savoure maintenant mon pantalon « de luxe »

Cette fois ci, je lui ai un peu élargis le bas des jambes en me disant que ça me ferait ressembler à Alexa Chung.

Encore une illusion perdue.

J’ai quand même fait des photos en mode « shooting de mode »: à défaut d’être une princesse, peut-être qu’un jour je serais une « it girl »?

Pantalon Safran, de Deer and Doe avec une toile jean selvedge trouvée chez Bennytex

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Ma robe en velours

L’objet de ce premier article sera ma robe du réveillon de Noël ( tout à fait dans les temps…)

En réalité cette robe a été cousue pour le réveillon de Noël dernier mais elle a servi aussi pour ce Noël ci (une fois dans ma belle-famille, une fois dans ma famille: je fais semblant d’avoir une nouvelle robe tous les ans!)

Il s’agit de la robe Harriet du magazine La Maison Victor dont j’ai allongé les manches.

Au moment de couper l’ourlet, j’ai été un peu audacieuse (ou j’ai perdu la maîtrise de mes ciseaux, c’est selon) et depuis, à chaque fois que je la porte, je me sens outrageusement sexy et scandaleuse. Toi qui porte des jupes qui s’arrêtent à mi chemin de celle-ci en trouvant ça très naturel: ne ris pas! Profites de tes jambes de déesse et chacun ses combats.

En fait, comme elle n’est pas très décolletée et que je lui ai rajouté des manches longues, je crois que ma folle audace lui épargne un look « sortie du couvent »

Pour l’histoire, j’ai fini cette robe le 23 décembre, franchement enragée. Du coup, les cinq aiguilles qui restaient pour ma machine à coudre ont cassé les unes à la suite des autres (coïncidence? Je ne crois pas…).

Là j’ai dit: « Pas de problème, c’est toujours moi qui commande! (j’ai toujours eu un problème d’autorité face aux machines…). Ma réaction face à cette rébellion a été de me rabattre sur une aiguille pour tissus fins. L’aiguille, bien qu’héroïque, n’a pas résisté là où ses sœurs, plus épaisses avaient cédé et ma machine à coudre s’est pris une volée de coups. A ce moment là mon petit mari est venu, en prenant mille précautions, me dire que si ma robe n’était pas finie pour Noël, le monde ne finirait pas.

Je l’ai foudroyé du regard (Admirez l’épouse aimante et mesurée dans ses réactions que je suis) et je me suis installée avec du fil et une aiguille pour la finir à la main. Je vous vois vous poser la question: mes doigts ont autant souffert que la machine et il y a eu beaucoup de jurons et de sang.

Pourquoi étais-je enragée à ce point? Je comprends bien que vous vous posiez cette question: j’avais fait mon biais de finition dans un crêpe synthétique tout à fait charmant mais qui ne marquait aucun pli au fer et qui glissait sous le pied de la machine en faisant des plis et des fronces atrocement moches! Un an après, je dois dire que je ne le vois plus…

Robe Harriet de la Maison Victor dans un velours milleraies bleu marine trouvé chez Bennytex

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À propos de moi

Bonjour, je suis Marie. J’ai appris à coudre et à tricoter adolescente avec ma maman qui m’a montré les bases. Je ne me suis pas beaucoup investie dans cette activité à l’époque mais, la maturité aidant, j’ai appris à dégager du temps pour ces activités qui sont devenues indispensables à mon équilibre personnel, en plus de me permettre de m’approcher du dressing de mes rêves.

Dans la vie, je suis également maman de quatre enfants et infirmière en EHPAD