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Mon pull de l’hiver

L’hiver, il fait souvent froid (Ah bon? Merci Marie, parce que je me demandais bien ce que c’était que cette impression désagréable! Du coup, il suffit que j’arrête de sortir en tong et T shirt et ça ira?)

Je disais donc, avant qu’on me fasse remarquer que j’enfonçais des portes ouvertes, que l’hiver, il fait souvent froid et moi, le froid, je n’aime vraiment pas ça. Je suis une vraie frileuse et entre septembre et mars, vous me verrez plus souvent collée à mon poêle qu’ailleurs.

Du coup, pendant ces mois là, je m’habille surtout pour avoir chaud: grelotter dans une jolie tenue n’a jamais été très sexy et de toutes façons, quand j’ai froid, je suis d’une humeur massacrante et personne n’a vraiment envie de me voir.

C’est donc tout naturellement, au début de mes tribulations tricotesques que, voyant que je prenais de l’assurance, j’ai voulu me lancer dans un pull en laine: ce fut une révélation! Avec un haut à manches longues en dessous, j’était parfaitement équipée pour affronter le froid qui règne à cette époque de l’année! Du coup, je ne voulais plus porter que ça , ce qui fut rapidement un problème parce que, si vous avez bien suivi, je n’en avais qu’un seul!

J’ai donc pris une résolution très « slow fashion » qui s’articulait en deux points: prendre soin de ce pull et des suivants comme de la prunelle de mes yeux pour ne ja-mais les abimer et en tricoter un tous les ans afin, à terme, de ne plus porter que ça en hiver et de varier un peu.

Le premier point ne s’est pas déroulé aussi bien que je l’aurai voulu: à ce jour, nous avons un tâché, un feutré et un brûlé: être mon pull n’est pas un job de tout repos. En revanche, la deuxième a été scrupuleusement respectée et , comme j’ai teinté le tâché et raccommodé le brûlé (je n’ai plus d’espoir pour le feutré et je l’ai donné à mes filles), mon stock a augmenté petit à petit et je peux aujourd’hui porter tous les jours un pull en laine et en changer régulièrement (mine de rien, en écrivant cette phrase, je me rengorge un peu!)

Cette année, j’ai tricoté le sunray sweater de Celina Dyhring.

J’avais une image très précise du pull que je voulais et je pensais que je ne pourrais jamais trouver exactement mon bonheur mais, l’esprit de Celina et le mien ont-ils communiqué? Quand je suis tombée sur ce modèle, mon cœur a fait boum: je n’avais qu’à changer les couleurs pour avoir exactement ce que je voulais!

J’ai choisi des couleurs douces et une laine tout aussi douce avec même un brin de mohair. Parce que je voulais absolument me noyer dans une guimauve géante et que j’avais décidé que ce serait mon pull pour cette année. (Après l’avoir fini, je me suis souvenu de celui qui était rose clair et qui avait dû être teint en bleu marine pour cause de tache et je vous avoue que ça m’inquiète un peu…)

Je fais un petit aparté pour vous dire que le point de brioche, ou côtes anglaises, dont ce pull est fait, ne m’est pas venu naturellement: j’ai essayé de faire les jetés avant, après, à l’envers et à l’endroit avant de comprendre quoi que ce soit. Je vous livre donc la solution de cette énigme: quand on vous demande de faire un jeté pour un point de brioche, il ne doit être ni avant ni après mais par dessus le point auquel il correspond! Fin de l’aparté en espérant que vos tricots s’en portent mieux.

Et maintenant? Maintenant c’est le plus chaud de tous mes pull: ce point fais une double épaisseur de laine et avec le fil de mohair que j’ai ajouté en plus, on n’est vraiment pas sur un modèle de mi-saison. De plus, il est vraiment trop doux ce qui le rend très réconfortant quand on a froid et en fait un aimant à câlins (les enfants, allez vous laver les mains!!).

Et vous, c’est quoi votre technique imparable pour ne pas avoir froid?

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Les chaussettes en laine

Ca y est: depuis une semaine et le discours du président, nos « soirées entre potes, apéro, raclette, vin » (même de 18h30 à 20h30) viennent de se transformer en « soirée à la maison, couverture, pilou-pilou ». Ceci ne nous empêche pas de pimper le concept numéro deux, même s’il est certifié-validé par l’Elysée: vous pouvez toujours y ajouter un chocolat chaud, un repas avec beaucoup de fromage et peu de légumes, un bon film (ce confinement est d’ailleurs arrivé juste au moment ou TF1 et M6 ressortent leurs films de Noël: coïncidence? Je ne crois pas…) et… une paire de chaussettes en laine!

La paire de chaussettes peut ne pas ressembler à l’accessoire glamour que vous rêvez de tricoter, c’est pourtant celui qu’il vous faut: rien de plus confortable ni de plus chaud qu’une paire de chaussettes en laine et, comme elles ne retiennent pas la transpiration, elles vous évitent la sensation de pieds glacés par l’humidité, indissociable de certaines chaussettes « cosy » 100% synthétique que vous trouvez dans le commerce.

Et si, par hasard, vous devez sortir pour acheter du pain, que c’est votre seule sortie de la semaine et que vous décidez donc de tout donner stylistiquement parlant, pas de problème! Vous pouvez mettre une petite jupe et des collants: il suffit que vous mettiez des chaussettes en laine entre vos collants et vos bottes et, sans que personne ne le voie, vous aurez chaud aux pieds! (et qui dit « chaud aux pieds » dit « chaud tout court », parole de guidouille).

De plus, si vos bottes ont des talons, ces chaussettes vous offriront une couche d’amorti supplémentaire: vos pieds vous diront merci.

Je possède trois paires de ces précieux trésors: c’est un petit stock mais il est amené à évoluer.

La première paire a été tricotée par ma belle mère: elles sont parfaites et ce sont elles qui m’ont fait découvrir un monde de confort et de chaleur.

Oui, merci Belle maman, je peux le dire (mais je suis à peu près sûre qu’elle va me renier en se voyant appeler Belle maman…)!

J’ai tricoté la seconde à l’aide du patron Kalajoki, d’une laine à chaussettes de chez Drop’s et… d’aiguilles trop grandes! J’ai visiblement eu un problème cognitif momentané qui m’a fait confondre 3,5 avec 2,5 mais ne vous inquiétez pas: c’est revenu depuis. Un avantage des chaussettes, c’est que, comme elles ne sont pas destinées à être vues, même moches elles sont utilisables. C’est quand même un sacré plus par rapport à un pull ou une écharpe!

bien tendues pour avoir l’air normales…

Pour la troisième paire, j’ai repris le patron Kalajoki que je voulais tester avec les bonnes aiguilles et une laine à chaussettes que ma maman m’avait donnée. J’ai voulu faire des socquettes pour les mettre dans des bottines que j’avais et je suis bien contente de pouvoir enfin garder mes pieds au chaud quand je les portes. (parce que, quand on a les pieds au chaud…)

Vous avez compris mon message: à vos aiguilles doubles! Devant une bluette de Noël, avec une boisson chaude, vous tricoterez de quoi mettre vos pieds au chaud sans même y penser!

Et vous, c’est quoi, votre réflexe « chaleur » à l’approche de l’hiver?

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Le châle Arquebuse

Aah!! Le retour de l’automne! Enfin la pluie, enfin le froid! Enfin?! Oui, ceux qui me connaissent sont un peu surpris: je n’ai pas pour habitude de me réjouir du froid et il existe même des gens qui racontent que je continue à m’en plaindre quand ils ont chaud. (C’est un mystère pour moi, ça, les gens qui enlèvent le pull à 20°C…).

Mais là, ça commence à faire un moment qu’on a commencé à coudre et tricoter pour la saison automne/hiver et on commençait à trépigner de ne pas pouvoir porter notre travail!

Parce qu’il y a deux semaines encore, on ne mettait pas de pantalons, pas de manches longues et pas, non plus, de ces jolis collants fantaisie qui finissent si bien une tenue.

Parce que, aussi, il y a un temps pour tout: un temps pour se réjouir du beau temps, dorer sa peau au soleil et faire des pique-niques au bord de l’eau et un temps pour boire des chocolats chauds, se plaindre du froid et s’emmitoufler dans des couvertures au coin du feu!

Parmi tous les plaisirs de l’hiver, pour moi, celui de s’emmitoufler dans un châle arrive en bonne position: le châle tricoté par vos soins n’aura pas son pareil pour envelopper vos épaules tout en épousant votre cou: il vous réchauffera efficacement tout en étant très élégant: vous pourrez très bien vous imaginer, à votre fenêtre, en train d’attendre le retour de votre preux chevalier ( oui, on a toujours le droit de jouer à la princesse, même après douze ans! ).

C’est, de plus, un ouvrage très agréable à tricoter: il invite à la méditation, avec ses rangs de plus en plus longs.

J’avais conçu ce châle pour un autre blog, il y a plusieurs années et je l’ai un peu amélioré en lui ajoutant, notamment, une deuxième option de bordure.

Si vous avez des questions ou des difficultés, n’hésitez pas à m’en faire part: je serais ravie de vous aider.

Si vous tricotez ce châle et que vous le partagez sur les réseaux sociaux, mettez le hashtag: #chalearquebuse, ça me fera plaisir!

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Mon chouette bonnet

Oui, ce jeu de mot n’est pas terrible mais tant pis, j’assume. D’ailleurs, je suis mariée au roi des jeux de mots ( bons et mauvais) donc il faut bien que, de temps en temps, j’assume mon statut de reine consort.

A l’origine de ce bonnet, on pourra dire qu’il y a eu deux pulls. Le premier est apparu quand j’ai vu cette laine chez Noz, je me suis dit: « Chic, je vais m’acheter de quoi faire un pull! » et… Je suis ressortie avec de quoi faire une manche! Je n’ai vraiment pas calculé comme une pro.

Ce pull n’aura pas beaucoup vécu et la prochaine fois, je réfléchirai plus longtemps.

Le second est celui que je tricotais à mon mari depuis plusieurs mois. Il ne tombait jamais comme il fallait: j’avais beau le reprendre, rien n’y faisait et ce tricot qui m’avait demandé beaucoup de temps ne serait jamais porté. À force « d’essayer un truc » et de voir que ça ne marchait pas, j’étais devenue folle furieuse et ce tricot me démoralisait complètement. J’en étais venue à regarder mon sac à tricot comme si Lucifer en personne allait en sortir pour me dévorer toute crue, pas Tom Ellis, plutôt une version médiévale avec cornes et flammes.

Bref, il était urgent que je fasse une pause dans cet ouvrage de l’enfer et que je commence autre chose (avec de bonnes chances de réussite, de préférence: mon moral en avait besoin.)

Comme, d’un autre coté, j’avais une petite quantité de laine disponible (pas de quoi faire un pull, si vous avez suivi), j’ai cherché quelque chose qui soit en rapport.

A près de longues réflexions (on voit déjà que j’apprenais de mes erreurs) où on pouvait apprendre que: pas une écharpe, j’en ai déjà plein, pas une manche toute seule, ça n’est pas portable, pas de gants, la laine est trop épaisse, non, on a dit pas un pull…. Bref, plein de choses intelligentes qui prouvaient parfaitement la capacité de mon cerveau à prendre une décision rationnelle basée sur un raisonnement objectif. J’ai fini par me mettre d’accord avec moi même sur un bonnet. Parce que je n’aime pas le froid et, savez vous quelle quantité de chaleur s’échappe par la tête? Une grande quantité!

J’ai choisi le modèle  » Owlette hat » de Augello Apparel parce que ces chouettes sont trop mignonnes et qu’il a l’immense avantage d’être gratuit. J’ai voulu rajouter un pompon « le plus gros possible » au bonnet parce que j’en voulais un démesuré pour mon bonnet d’hiver.

Finalement, ce bonnet se tricote à l’aiguille 6mm, donc il ne m’a fallu que quelques heures de travail pour en venir à bout: c’est vraiment le modèle qu’il me fallait.

Le pull maudit sera détricoté et retricoté quand j’aurai le courage d’y faire face (oui, on dirait que je suis sous le coup d’un traumatisme. Mais on a toutes perdu nos moyens devant un ouvrage qui refuse de réussir, non ? )

Bilan de l’opération: je retricote et j’ai chaud à la tête, on ne pouvait pas rêver mieux?