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Cadeaux faits main pour Noël

Voici encore un article confiné mais haut les cœurs: « on » nous a dit qu’ « on » faisait tout pour ne pas annuler Noël!

Je dois vous confier ici que j’ai toujours un peu douté des capacités d’ « on » a annuler ou même à favoriser la naissance du petit Jésus. Ou alors « on » n’est pas humain et toutes les théories complotistes les plus folles seraient donc vraies!!

Mais « on » faisant preuve de bonne volonté en nous donnant l’espoir d’un Noël en famille (ben oui, j’avais bien compris!), nous pouvons, de notre côté occuper notre temps à préparer cette fête si importante au cœur de l’hiver. Si nous ne pouvons pas courir les boutiques pour gâter nos proches, nous pouvons prendre un peu plus de temps pour leur confectionner des cadeaux nous même.

Je ne vous conseille pas trop d’offrir un vêtement en cadeau, à moins de parfaitement connaître les mensurations du destinataire: d’un côté, si vous appelez votre cousine pour lui demander, l’air de rien: « quel est ton tour de taille, ton tour de hanche, ta largeur d’épaule… » vous risquez de gâcher un peu la surprise et de l’autre, si vous y allez au doigt mouillé, votre belle-sœur pourrait être un peu froissée que vous ayez à, ce point, surestimé son tour de taille…

Si, malgré tout, vous choisissez cette option, choisissez un patron un peu flou et ne demandant pas trop d’ajustement (et lavez le tissu, bien sûr!).

Je vous propose ici des idées qui ne sont pas des vêtements pour que vous ne rencontriez pas ce problème.

En couture

Un set de maniques pour le four

(vous pouvez même utiliser vos chutes!)

Coupez deux carrés de 21cm de coté dans un tissu résistant à la chaleur et deux dans une vieille serviette éponge.

Empilez: un carré de serviette, un carré de tissu, intercalez une boucle faite avec un ruban, un deuxième carré de tissu, le dernier carré de serviette.

Cousez les bords en laissant une ouverture et coupez les coins.

Retournez et fermez l’ouverture avec un point invisible.

Ce sera un cadeau parfait pour votre cousine ou votre sœur à qui ses parents offrent son premier four: elle vous remerciera quand elle en sortira son premier gâteau!

Une bouillotte sèche

Vous n’êtes même pas obligée d’acheter des noyaus de cerise: un sachet de riz complet fera très bien l’affaire.

Coupez deux rectangles de 20 x 25 cm dans un tissu résistant à la chaleur.

Cousez les bords en laissant un côté ouvert.

Retournez et versez votre garniture, repliez vers l’intérieur le côté ouvert et faites une piqûre.

A offrir à quelqu’un qui a un micro-onde, bien sûr.

Un plaid

Celui ci a une face en peluche et une face dans un tissu qu’on m’a offert (Oui, la chance…).

Coupez deux rectangles de même taille dans vos deux tissus (ici, 150 x 200 cm).

Cousez les endroit contre endroit en laissant une ouverture et coupez les coins.

Retournez et fermez avec un point invisible.

Pour les frileux ou les couples romantiques qui aiment regarder ensemble dans la même direction blottis sous une même couverture (que ce soit le coucher de soleil ou la télé).

Un sac à dos

tuto ici

Pour l’ado de service, le baroudeur, le festivalier… En fonction de votre choix de tissus.

Un sac style « longchamp »

Tuto ici

A la différence de ce que dit le tuto, je vous conseille de coudre le tissu extérieur et la doublure séparément.

Ne cédez pas à la tentation de faire l’impasse sur les petites languettes: elles finissent très bien le sac.

Pour l’élégante qui aime partir en week end avec de jolis accessoires.

En tricot

Un châle

Oui, je sais que vous me voyez venir avec mon Arquebuse, mais le châle est un accessoire qui est complètement sous-estimé et il pourra rendre plein de gens heureux!

Pour pratiquement tout le monde: celle qui veut jouer à la princesse, celle qui est un peu frileuse, celle qui l’est un peu moins, en fonction de la matière que vous choisirez…

Une écharpe

Facile à faire, au point mousse ou plus artistique avec ce patron ou celui-ci.

Evitez juste de faire une écharpe tout en jersey: elle s’enroulera sur elle même et tout le monde sera déçu.

Ce cadeau peut convenir à tout le monde en fonction du motif et de la laine que vous choisirez.

Un bonnet

Depuis que j’ai tricoté mon bonnet avec des chouettes, j’ai la tête au chaud sauf que, voilà, je l’ai perdu. Du coup, je peux vous affirmer qu’on a jamais assez de couvre-chefs et qu’il est toujours mieux d’avoir de la réserve dans ce domaine.

Sinon, vous pouvez essayer celui-ci ou celui-là.

Voilà, vous avez quelques idées pour gâter vos proches en utilisant vos doigts de fée. Bien sûr, il est tout à fait recommandé d’adapter ces idées en leur ajoutant vos talents particuliers (broderie, dessin…)

Dites-moi: vous avez l’habitude de faire une partie de vos cadeaux de Noël vous même ou ce sera la première fois?

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Le châle Arquebuse

Aah!! Le retour de l’automne! Enfin la pluie, enfin le froid! Enfin?! Oui, ceux qui me connaissent sont un peu surpris: je n’ai pas pour habitude de me réjouir du froid et il existe même des gens qui racontent que je continue à m’en plaindre quand ils ont chaud. (C’est un mystère pour moi, ça, les gens qui enlèvent le pull à 20°C…).

Mais là, ça commence à faire un moment qu’on a commencé à coudre et tricoter pour la saison automne/hiver et on commençait à trépigner de ne pas pouvoir porter notre travail!

Parce qu’il y a deux semaines encore, on ne mettait pas de pantalons, pas de manches longues et pas, non plus, de ces jolis collants fantaisie qui finissent si bien une tenue.

Parce que, aussi, il y a un temps pour tout: un temps pour se réjouir du beau temps, dorer sa peau au soleil et faire des pique-niques au bord de l’eau et un temps pour boire des chocolats chauds, se plaindre du froid et s’emmitoufler dans des couvertures au coin du feu!

Parmi tous les plaisirs de l’hiver, pour moi, celui de s’emmitoufler dans un châle arrive en bonne position: le châle tricoté par vos soins n’aura pas son pareil pour envelopper vos épaules tout en épousant votre cou: il vous réchauffera efficacement tout en étant très élégant: vous pourrez très bien vous imaginer, à votre fenêtre, en train d’attendre le retour de votre preux chevalier ( oui, on a toujours le droit de jouer à la princesse, même après douze ans! ).

C’est, de plus, un ouvrage très agréable à tricoter: il invite à la méditation, avec ses rangs de plus en plus longs.

J’avais conçu ce châle pour un autre blog, il y a plusieurs années et je l’ai un peu amélioré en lui ajoutant, notamment, une deuxième option de bordure.

Si vous avez des questions ou des difficultés, n’hésitez pas à m’en faire part: je serais ravie de vous aider.

Si vous tricotez ce châle et que vous le partagez sur les réseaux sociaux, mettez le hashtag: #chalearquebuse, ça me fera plaisir!

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Les finitions à la machine à coudre

Coudre ses propres vêtements est très gratifiant mais, à un moment donné, on enlève sa petite robe fraîchement cousue et on se dit que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… Et pas dans le bon sens!

Je me suis donc dit que j’allais vous faire un petit inventaire non exhaustif des différentes finitions que vous pouvez faire avec votre machine à coudre pour qu’en enlevant votre prochaine cousette, vous vous disiez que vraiment, ça saute aux yeux que c’est « cousu main »… en vous rengorgeant de fierté!

Pour faire de jolies finitions, je trouve plus facile d’utiliser des patrons sans marge de couture incluse car cela vous permet de prévoir vos marges en fonction de la façon dont vous voulez finir l’ouvrage (sinon, vous pouvez toujours « bricoler les marges »). Je vous mets, à titre indicatif, quelle marge j’utilise pour quelle finition et quelle utilisation j’en fais.

Dernière remarque avant d’entrer dans le vif du sujet: il n’est pas vraiment conseillé de passer trop de temps sur les finitions si vous débutez en couture ou si vous faites une pièce que vous ne maîtrisez pas: ce vêtement sur lequel vous avez passé tant de temps pour qu’il soit aussi beau dehors que dedans mais que vous ne pouvez pas porter parce qu’il est mal cousu / ne tombe pas bien vous donnera envie de pleurer à chaque fois que vous le porterez. Cette histoire sent le vécu. Ce n’est peut-être pas une coïncidence…

La couture anglaise

Si j’en crois ce que je lis, c’est la finition préférée de la plupart des blogueuses couture. Pour cause: elle n’est pas trop difficile et offre un fini parfait!

Avantage: Ne se voit pas du tout à l’extérieur et facile à maîtriser.

Inconvénient: Sur des tissus épais, elle rajoute encore de l’épaisseur et peut être soumise à une forte tension (et donc craquer) sur une couture avec une courbe très marquée.

Je l’utilise pour: Les coutures extérieures des pantalons, des jupes et des hauts ainsi que les coutures d’épaule.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre envers contre envers à 5mm du bord.
  • Surfiler et couper tout ce qui dépasse du surfil.
  • Repasser, replier endroit contre endroit et coudre à 1cm du bord.

Il peut être tentant de sauter l’étape du surfilage mais je ne vous le conseille pas: vous risquez d’avoir des fils « indépendants d’esprit » qui se prennent dans votre seconde couture et qui finiraient par être visibles de l’extérieur (là encore, si cette histoire sent le vécu…)

La couture rabattue

J’ai une petite préférence pour celle-ci: j’aime beaucoup le côté « continu » qu’elle donne mais elle a un fini un peu plus sport.

Avantage: Elle est très solide, parfaitement adaptée aux zones à forte tension.

Inconvénient: visible de l’extérieur, sa surpiqûre doit être parfaite ce qui la rend un peu plus difficile.

Je l’utilise pour: Les emmanchures, les coutures intérieures des pantalons ou quand j’ai tout simplement envie de profiter de son coté esthétique.

Marge utilisée: 1,5 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1,5cm du bord.
  • Couper une des marges de couture à une petite moitié de sa hauteur.
  • Repasser du coté de la marge recoupée puis replier la marge la plus longue autour de la plus courte.
  • Piquer au bord du pli.

Il peut être utile, sur certaines coutures courbes, de regarder où le tissu « penche » naturellement: cela vous facilitera la tâche de respecter ce « penchant naturel » (mais si vous ne voulez pas, c’est vous la chef et votre tissu n’a qu’à bien se tenir!).

Le gansage avec du biais

La plus « haute couture » quand elle est bien maîtrisée.

Avantages: l’esthétique. Si vous l’utilisez, vous n’aurez de cesse de trouver une occasion de laisser « négligemment » votre vêtement s’entrouvrir ou se soulever. Si, en plus, vous utilisez un joli biais contrastant, ce sera carrément un crève-cœur de le porter à l’endroit!

Inconvénient: un peu plus difficile à maîtriser, elle demande de la patience et de la minutie.

Je l’utilise pour: Les parementures, elle est aussi indiquée pour une couture que vous voulez ouvrir sur un tissu un peu épais.

Marge utilisée: 1cm ou 1,5cm en fonction de votre biais et de votre habileté.

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1 ou 1,5cm du bord.
  • Prendre le biais préplié, le mettre bord à bord avec le côté extérieur de la marge.
  • Coudre au milieu du repli.
  • Replier le biais de façon à ce qu’il soit à cheval sur la marge et que les bords des deux plis soient à la même hauteur.
  • Coudre au bord du pli.

Pour les parementures, je trouve plus facile de poser le biais avant de coudre la parementure.

Il est à noter qu’il existe des pieds ganseurs qui font tout le travail en une seule étape mais je n’ai jamais su maîtriser le mien, bien qu’on m’assure que c’est très facile.

Le surfilage à la machine

C’est la plus facile! Son but est d’imiter la surjeteuse.

Avantage: Rapide à faire, convient pratiquement pour tout.

Inconvénient: Je ne suis personnellement pas séduite par son esthétique.

Je l’utilise pour: Du coup, je l’utilise surtout quand je n’ai pas d’autre solution.

Marge utilisée: 1 cm

Marche à suivre:

  • Coudre endroit contre endroit à 1cm du bord.
  • Couper les marges pour qu’elles soient à la même hauteur et bien nettes.
  • Surfiler avec un point zigzag plutôt large et serré.

C’est fini pour ce chapitre. J’espère qu’il vous aidera à « monter en gamme » pour vos vêtements: c’est beaucoup plus long mais tellement satisfaisant, cette impression d’avoir un vêtement « couture », surtout si c’est vous qui l’avez fait.

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Le jersey sans surjeteuse

Aujourd’hui, je voulais vous présenter un trench mais, d’une part, il n’a pas encore reçu les boutons qui lui étaient destinés (les articles de mercerie ne sont visiblement pas des produits de première nécessité…), et d’autre part, c’est encore un vêtement de pluie: on a déjà établi que ce n’était pas franchement indiqué en cette période.

J’ai donc décidé de vous présenter ce pull, cousu dans un jersey à paillettes trouvé chez Bennytex (j’ai bien compris que je n’étais pas une princesse, mais je n’ai pas renoncé aux paillettes pour toujours, non? ) Le patron vient du magazine « la Maison Victor » mais je ne retrouve plus le nom, si quelqu’un a la référence, je la veux bien! [Edit du 06/05: il s’agit du sweat Jane de l’édition de janvier/février 2019. Merci Honoré!]

Ce pull est tout à fait ce qu’il faut pour être « ensemble à la maison », comme la plupart des vêtements en jersey. Donc, cousons du jersey! Oui mais, direz-vous, je n’ai pas de surjeteuse! Aucun problème, vous répondrais-je: il est tout à fait possible de coudre du jersey sans surjeteuse. Donc, c’est parti pour un résumé de ce qu’il y a à savoir avec plein de photos de chutes et de vieux tee-shirt!

Les fournitures:

  • Un patron prévu pour le jersey.
  • Un coupon de jersey: pour commencer, je vous conseille de prendre un jersey un peu épais et ayant de la tenue car il sera plus facile à manier.
  • Une aiguille double.

La coupe

  • Premier piège: le droit fil. Quand vous coupez dans un tissu chaîne et trame, vous pouvez parfois poser vos pièces légèrement de travers (mais oui, rappelez vous: cette pièce qui ne rentrait pas tout à fait dans votre si petit coupon…) ou même les tourner à 90°. Pas avec du jersey: si vous ne respectez pas le droit fil, votre vêtement vas se déformer beaucoup plus vite (il va « tourner) et si vous tournez une pièce à 90°… Vous risquez d’avoir un petit problème de confort! Heureusement, le droit fil est facilement repérable car c’est une ligne de petits V qui s’emboîtent les uns dans les autres:
La ligne du droit fil à suivre absolument.
  • Second piège: ce tissu se déforme facilement, notamment sous son propre poids. Il faut donc veiller à ce qu’il ne pende pas de la table ou vous le coupez (si vous vous installez par terre, ce ne sera pas un problème). Voici comment je m’installe:
L’excédent de tissu est replié et posé sur la table.

Le surfilage

Le jersey ne s’effiloche pas vraiment, je laisse les bords à cru et j’ai une finition intérieure plus ou moins roulottée. A vous de voir ce qui vous convient mais ne rien faire est un sacré gain de temps.

Avec un jersey plus épais (type molleton) à gauche, et un jersey plus fin à droite.

L’assemblage des pièces entre elles

Voilà le nœud du problème: le jersey étant un tissu élastique, si vous le cousez au point droit, le fil, soumis à une tension trop forte pour lui et sans rien pour le soutenir, va casser (Pauvre fil, me direz vous. Ça me rappelle une situation vécue de nos jours par certains professionnels, mais je m’égare…). Vous avez deux solutions:

  • Le point Overlock, c’est le point le plus souvent choisi: ses petites pointes permettent de suivre le tissu dans ses mouvements et en même temps, il est assez proche du point droit.
Avec le bord du tissu à gauche en haut et à droite en bas.
  • Le point Zigzag: je vous conseille de le faire assez serré, il est un peu moins joli, à mon avis mais il suivra mieux les tissus soumis à forte tension (comme la ceinture d’un pantalon).
Vous le connaissiez: c’est le même que celui qui vous sert à surfiler vos tissus.

Couture de deux pièces de longueurs différentes

Les vêtements en jersey ont souvent des pièces, type poignets de manche ou cols, dont la longueur est plus petite que celle de la pièce à laquelle elles doivent être cousues: il faut utiliser l’élasticité du tissu.

  • Marquez bien vos repères de couture au moment du décalquage du patron.
  • Épinglez tel-quel (le tissu le plus long va gondoler).
  • Cousez en tirant jusqu’à avoir les deux tissus à plat: le tissu le plus court se place de façon à « réduire le diamètre » sans qu’il n’y ait de fronce ou de pli.
A gauche, on voit que le tissu bleu (plus long) se soulève. Au milieu, je tire et à droite on voit un peu le mouvement du tissu gris qui se resserre après la couture.

Les ourlets

Aucun des deux points élastiques mentionnés plus haut n’est vraiment joli mais nous avons besoin d’un ourlet qui soit élastique et esthétique!

C’est là que vous sortez votre arme secrète: l’aiguille double.

L’arme en question…

La plupart des machines supportent un double enfilage sans problème: il faut bien faire le trajet complet de la première bobine à la première aiguille, puis le trajet complet de la deuxième bobine à la deuxième aiguille. N’ayez pas peur, vous ne devriez pas vous retrouver avec un nœud géant!

Si vous n’avez pas deux bobines de la même couleur (on aimerait toutes vivre dans une mercerie, mais malheureusement c’est rarement le cas 🙂 ), vous pouvez utiliser une canette.

Réglez votre machine sur un point droit et c’est le fil de cannette, en passant dans les deux lignes de couture de l’endroit, qui assure l’élasticité.

Choisissez une grande longueur de point, sinon votre tissus va gondoler.

L’endroit à gauche, l’envers à droite

Voilà, vous savez maintenant tout ce dont vous avez besoin si vous voulez vous lancer dans la couture du jersey sans hypothéquer votre maison pour une surjeteuse!

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!